HONG KONG, 28 août (Reuters) - La compagnie aérienne hongkongaise Cathay Pacific 0293.HK a mis en garde contre ce qu'elle a décrit comme une manifestation illégale organisée devant son siège mercredi et a prévenu qu'elle n'aurait aucune tolérance pour les "activités violentes" et pour tous les employés qui y prendront part. Cathay Pacific Airways est sous pression des autorités centrales de Pékin. L'aviation civile chinoise l'a mise en demeure début août de suspendre ses employés participant ou solidaires du mouvement de contestation en cours depuis des semaines dans le territoire semi-autonome. La compagnie a dit dans un communiqué mardi soir que la police avait interdit une manifestation prévue le lendemain soir devant le siège de Cathay Pacific sur l'île de Lantau, près de l'aéroport international de Hong Kong. Le rassemblement de mercredi, organisé pour protester contre les récents licenciements de personnel, a été déplacé dans le quartier d'affaires de Central à l'initiative de la Fédération des syndicats de Hong Kong (HKCTU), qui a évoqué des problèmes de sécurité s'il avait eu lieu devant le siège de la compagnie. La grogne des Hongkongais a commencé il y a trois mois après un projet de loi qui autorisait l'extradition vers le continent. Ce projet est désormais suspendu, mais le mouvement de contestation a pris de l'ampleur pour déboucher sur une revendication de plus grande démocratie. Ces manifestations constituent un défi de taille pour le pouvoir communiste à Pékin, qui voudrait voir la situation apaisée pour le 70e anniversaire de la fondation de la République populaire le 1er octobre. Pékin a clairement fait comprendre qu'une intervention violente était possible. La police paramilitaire a organisé des exercices juste de l'autre côté de la frontière. Dans les prochaines semaines, d'autres manifestations sont prévues dans les différents districts de Hong Kong, notamment une grève générale prévue lundi. Une autre manifestation est prévue plus tard mercredi contre les violences sexuelles commises par la police. Les manifestants ont surnommé ce rassemblement "#MeToo" et les participants sont encouragés à écrire "#ProtestToo" sur leurs bras avec du rouge à lèvres. La police hongkongaise a déclaré mardi qu'elle respectait la dignité, le vie privée et les droits des personnes placées en détention et qu'elle était au courant de "rumeurs" sur internet selon lesquelles une personne aurait été harcelée sexuellement pendant sa garde à vue. VOIR AUSSI ENCADRE - Les syndicats hongkongais dénoncent une "terreur blanche" chez Cathay Pacific (Twinnie Siu, Donny Kwok, Felix Tam, et Jessie Pang; Arthur Connan pour le service français)
Hong Kong-Cathay Pacific met en garde contre les manifestations devant son siège
information fournie par Reuters 28/08/2019 à 06:12
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