Heineken recule après un 1er trimestre sans grande saveur
Le brasseur néerlandais a fait état ce matin d'un chiffre d'affaires et de volumes de bière supérieurs aux attentes pour les trois premiers mois de l'année, la croissance observée en Afrique et en Asie Pacifique l'ayant emporté sur la faiblesse de l'activité aux Amériques.
Le groupe basé à Amsterdam a vu ses volumes de bière consolidés augmenter de 1,2% sur le trimestre, à 66,4 millions d'hectolitres, dont un repli de 0,2% en données organiques alors que le consensus attendait une baisse de 0,6%.
Le chiffre d'affaires consolidé a quant à lui augmenté de 2,8% à 6,7 milliards d'euros, là encore au-dessus de la moyenne de la prévision des analystes, qui s'était établie à 2,3%.
L'Asie et l'Afrique compensent le repli des marchés les plus matures
En données organiques, les volumes ont augmenté de 2,2% en Afrique et de 3,7% en Asie. Ils ont cependant diminué de 2,4% dans la région Amériques et de 1,9% en Europe.
Dans son communiqué, Heineken a confirmé son objectif d'une croissance de 2% à 6% de son résultat opérationnel cette année à périmètre comparable et hors effets de change.
Le titre perdait toutefois 2,9% en début d'après-midi, une chute attribuée par les analystes à la tonalité prudente des perspectives du groupe, alors que l'AEX perd 0,6% et que son indice sectoriel en Europe avance de 1,2%.
Discours prudent, flou sur la succession et les prix comme seul moteur
"Le contexte commercial mondial s'est complexifié depuis janvier, marqué par une forte instabilité qui perturbe l'approvisionnement et les tarifs de l'énergie sur plusieurs marchés", a averti Dolf van den Brink, son directeur général.
"Il en résulte une poussée inflationniste que nous suivons de près, car elle pourrait peser sur le moral des ménages d'ici quelques mois", a ajouté le dirigeant de l'entreprise.
D'autres professionnels évoquent l'incertitude entourant la succession du même Dolf van den Brink, qui doit quitter ses fonctions de CEO à la fin du mois de mai, mais dont le nom du remplaçant n'est toujours pas connu.
Jefferies, de son côté, met en évidence des ventes uniquement portées par l'augmentation des prix de vente, avec un effet mix-prix qui a atteint 2,9% sur le 1er trimestre.
Avec son repli du jour, le titre porte à 5,7% son recul depuis le 1er janvier, avec une capitalisation boursière qui ressort à 36,8 milliards d'euros. L'action accuse un repli de plus de 37% par rapport au pic atteint en mai 2023 au-delà de 105 euros.
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