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GB-La pression monte sur la rénovation de l'appartement de Boris Johnson
information fournie par Reuters 28/04/2021 à 11:49

LONDRES, 28 avril (Reuters) - La Premier ministre britannique Boris Johnson est confronté mercredi à une pression croissante pour expliquer les modalités de financement de la rénovation de son appartement du 10 Downing Street, après que son ancien bras droit a suggéré qu'il aurait pu avoir eu recours à un financement illégal.

A huit jours d'élections locales à travers l'Angleterre et d'élections législatives en Ecosse et au Pays de Galles, le Premier ministre se retrouve au coeur d'une série de polémiques allant de sa gestion initiale de la crise sanitaire liée à l'épidémie de COVID-19 à des questions sur les fuites au sein de ses services.

Interrogée le mois dernier sur cette rénovation, la porte-parole de Boris Johnson avait répondu que l'ensemble des dons, cadeaux et avantages étaient déclarés dans les règles et qu'aucun financement provenant du Parti conservateur n'avait été utilisé pour régler cette rénovation.

Le Premier ministre britannique dispose d'une allocation annuelle de 30.000 livres (environ 35.000 euros) pour l'entretien et l'ameublement de sa résidence officielle et doit prendre à sa charge les dépenses au-delà de ce plafond.

Plusieurs ministres ont dit que Boris Johnson s'était acquitté lui même de la facture des travaux, mais dans la mesure où la date du règlement n'est pas encore connue, il n'apparaît pas clairement si ces travaux - qui auraient coûté 200.000 livres selon la presse - auraient initialement été financés par un prêt quelconque. Au vu de la législation sur le financement de la vie politique, Boris Johnson aurait alors été tenu de déclarer ce point.

L'opposition travailliste a réclamé des explications, demandant notamment une enquête sur les réponses fournies par l'ancienne porte-parole de Boris Johnson, Allegra Stratton, qui a quitté son poste la semaine dernière.

Dominic Cummings, qui fut le bras droit de Boris Johnson lors de la campagne pro-Brexit en 2016 et qui a aidé l'ancien maire de Londres à accéder au pouvoir en 2019 avant que des divergences ne les éloignent l'an dernier, a déclaré vendredi que le dirigeant conservateur voulait que des donateurs financent secrètement les travaux.

Il a aussi dit avoir précisé à Boris Johnson qu'un tel projet était "contraire à l'éthique, stupide, voire peut-être illégal".

Autre controverse, le Daily Mail a rapporté dimanche, sans identifier ses sources, des propos attribués à Boris Johnson lors d'une réunion au 10 Downing Street en octobre, juste après la décision d'un deuxième confinement au Royaume-Uni: "Plus de putain de confinements, laissons les corps s'empiler par milliers".

Boris Johnson, interrogé à ce sujet lundi, a démenti avoir tenu de tels propos. "En plus, je pense que le plus important, ce que les gens veulent attendent de nous en tant que gouvernement, c'est de nous assurer que les confinements fassent leur effet, et c'est le cas."

(Guy Faulconbridge, version française Myriam Rivet, édité par)

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