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par William Schomberg
La croissance des salaires en Grande-Bretagne a ralenti plus que prévu au cours des trois mois précédant octobre, montrent les données publiées mardi par l'Office national de la statistique (ONS).
Ce ralentissement devrait cependant être jugé insuffisant par la Banque d'Angleterre (BoE), qui se réunit jeudi, pour qu'elle baisse rapidement ses taux d'intérêt.
Sur les trois mois à octobre, les salaires en Grande-Bretagne, hors primes, ont augmenté de 7,3% sur un an, a précisé l'ONS, alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient une hausse de 7,4%.
Au cours des trois mois à septembre, la hausse était ressortie à 7,8% après un pic à 7,9%, le niveau le plus élevé depuis que l'ONS a commencé à collecter les données en 2001.
Si l'on inclut les primes, qui sont généralement volatiles, la croissance des salaires a ralenti à 7,2%, contre 8,0% au cours des trois mois précédant septembre.
La BoE redoute que la croissance des salaires, en particulier dans le secteur privé, soit encore trop forte pour ramener l'inflation à son objectif de 2%, alors même que l'économie dans son ensemble stagne.
Les salaires hors primes dans le secteur privé ont ralenti à 7,3% au cours des trois mois à octobre, après une hausse de 7,9% sur la période juillet-septembre.
La banque centrale britannique a relevé ses taux d'intérêt à 14 reprises entre décembre 2021 et août 2023, avant d'opter pour une pause. Elle devrait à nouveau maintenir les coûts d'emprunt inchangés jeudi.
Les responsables de la banque ont toutefois souligné ne pas envisager pour le moment une baisse des taux.
La livre sterling s'est brièvement affaiblie face au dollar après la publication des chiffres de l'ONS.
Les données de mardi ont également montré que le taux de chômage britannique s'est maintenu à 4,2% au cours des trois mois précédant septembre, tandis que l'emploi a augmenté de 50.000 postes.
L'ONS a indiqué que ces chiffres pourraient ne pas être fiables, car il a dû modifier la manière dont il mesure le marché de l'emploi dans son enquête mensuelle en raison d'une baisse du nombre de réponses reçues.
(Reportage William Schomberg; version française Claude Chendjou, édité par Blandine Hénault)

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