Le secteur des services en France a entamé le quatrième trimestre sur une base faible, l'activité s'étant contractée à son rythme le plus rapide depuis mars en raison de la détérioration des conditions de la demande, montre une enquête réalisée mercredi auprès des chefs d'entreprise.
L'indice définitif S&P Global et HCOB du secteur des services s'est établi à 49,2 en octobre après 49,6 en septembre et une première estimation à 48,3.
La barre des 50 sépare croissance et contraction de l'activité.
"Alors que la croissance du PIB a surpris à la hausse au troisième trimestre (...) il est désormais clair que la dynamique économique s'essouffle", note Tariq Kamal Chaudhry, économiste chez Hamburg Commercial Bank.
"La hausse du PIB a été en grande partie liée aux effets ponctuels des Jeux olympiques de Paris, et à mesure que la demande s'affaiblit, les prestataires de services français – et l'économie dans son ensemble – auront du mal à trouver un nouveau catalyseur de croissance", a-t-il prévenu.
L'indice PMI composite, qui comprend à la fois les secteurs des services et de l'industrie, est passé de 48,6 septembre à 48,1 en octobre, contre une première estimation à 47,3.
L'emploi dans le secteur a stagné, les entreprises hésitant à accroître leurs effectifs dans un contexte de baisse sensible de la confiance des entreprises. Les perspectives concernant l'activité future sont, elles, ressorties modérées, les entreprises citant comme principaux défis l'intensification de la concurrence et la baisse de la demande.
(Rédigé par Tassilo Hummel; version française Claude Chendjou, édité par Kate Entringer)

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