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Finance climat: quand les activistes remettent l'urgence climatique au menu des débats de la place de Paris
Novethic09/07/2019 à 16:10

Finance climat: quand les activistes remettent l'urgence climatique au menu des débats de la place de Paris

Une militante de l'ONG 350.org est venue interrompre une table ronde du forum de la place financière de Paris. Elle a exhorté le monde de la finance, réuni à Paris à l'occasion de l'International Financial Forum de Paris Europlace, d'arrêter de financer les énergies fossiles. Elle a été rapidement escortée hors de la salle, mais le débat entre les acteurs de la finance est resté sur l'urgence climatique et les milliards de dollars encore nécessaires pour atteindre les objectifs de l'accord de Paris.

L'interruption n'aura pas été très longue, quelques minutes tout au plus. Mais suffisamment pour réorienter le débat sur la finance durable. Mardi 9 juillet, à l'occasion du forum financier international organisé par Paris Europlace, l'association de la place financière de Paris, une activiste de 350.org, ONG spécialisée sur le changement climatique, a interrompu une table ronde pour alerter sur le danger climatique.

La table ronde sur le thème du financement de la croissance de l'économie réelle, à laquelle participaient des représentants de banques internationales et d'institutions publiques, s'est arrêtée quelques minutes lorsqu'une sirène a retenti dans la salle. Une femme est montée sur scène, prenant place derrière le pupitre, pour exhorter les participants au forum d'arrêter de financer les énergies fossiles. "Vous continuez d'investir dans les pires projets du monde", Clémence Dubois, la chargée de campagne de 350.org, a-t-elle déclaré aux participants avant d'être escortée en dehors de la salle.

L'intervention a toutefois permis de faire passer le débat sur la finance climatique. "Il faut mettre la transition verte dans les priorités, déclare Éric Lombard, le directeur général de la Caisse des dépôts (dont Novethic est une filiale). Nous avons les financements disponibles, mais nous manquons encore de projets." Il cite notamment les secteurs des énergies renouvelables, mais aussi de l'habitat, l'un des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre, sur lesquels il y a urgence à agir.

Un grand pas à franchir

Laurence Boone, la cheffe économiste de l'OCDE, a de son côté rappelé les défis posés au monde de la finance pour atteindre l'objectif de l'accord de Paris de limiter le réchauffement climatique bien en-dessous de 2 degrés. "À l'OCDE, nous avons estimé à 6300 milliards de dollars par an les sommes nécessaires pour atteindre ces objectifs, souligne-t-elle. Le marché des obligations vertes tourne autour de 180 milliards de dollars par an... Il y a donc un grand pas à franchir."

Le marché des obligations vertes, ces emprunts sur les marchés financiers faits par des entreprises ou des institutions publiques, connaît une forte croissance. Il devrait même atteindre 250 milliards de dollars en 2019, selon les estimations de Climate Bond Initiative. Il demeure toutefois encore trop faible. La cheffe économiste de l'OCDE prend la France en exemple : la dette de l'État français, l'un des plus gros émetteurs de "green bonds" public, dépasse les 2000 milliards d'euros, "mais sa dette verte n'est que d'environ 10 milliards d'euros", explique-t-elle.

Les institutions financières devraient s'inquiéter de ces trop faibles flux financiers. Les ONG, mais aussi les nombreuses marches citoyennes pour le climat, le leur rappellent de plus en plus régulièrement. Et, bientôt, le régulateur devrait également s'y mettre. "Il y a de plus en plus de discussions sur des stress tests verts pour les banques, indique Laurence Boone. Or la valeur des actifs dépendant des ressources fossiles peut tomber rapidement."

Arnaud Dumas @ADumas5

Retrouvez cet article sur Novethic.fr

1 commentaire

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  • gchevrie
    09 juillet16:32

    Pauvre de nous ! Ils sont devenus fous

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