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Facebook et le projet Libra sous le feu des critiques du Congrès
information fournie par Reuters 17/07/2019 à 19:14

    * Un responsable de Libra devant une commission de la
Chambre
    * Les représentants aussi critiques que les sénateurs
    * Une représentante suggère un projet pilote 

 (Actualisé avec déclarations et précisions)
    par Anna Irrera et Pete Schroeder
    WASHINGTON, 17 juillet (Reuters) - Facebook  FB.O  a été de
nouveau malmené mercredi par les parlementaires américains,
cette fois par la commission des services financiers de la
Chambre des représentants qui l'interrogeait sur le projet Libra
de monnaie numérique.  
    David Marcus, le dirigeant de Facebook qui supervise le
projet, a été auditionné mardi par une commission bancaire
sénatoriale sur les risques en matière de confidentialité des
données et de protection des consommateurs ainsi que sur les
contrôles contre le blanchiment d'argent.  
    L'ancien président de PayPal a témoigné à nouveau devant le
Congrès mercredi, cette fois devant la commission des services
financiers de la Chambre des représentants, contrôlée par les
démocrates.
    Facebook a dévoilé le 18 juin cette cryptomonnaie qui doit
lui permettre de s'imposer dans les paiements, les services
financiers et le commerce en ligne dans le monde entier à partir
des utilisateurs de ses différents réseaux sociaux.  
    Cette monnaie, non adossée à des Etats ou à des banques
centrales, sera gérée par une association composée
d'entreprises, d'organisations à but non lucratif et
d'institutions universitaires. Son lancement est prévu pour
2020.
    "Les projets de Facebook visant à créer une monnaie et un
portefeuille numériques, m'inquiètent sérieusement", a déclaré
Maxine Waters, présidente de la commission des services
financiers de la Chambre des représentants, dans des propos
préliminaires.
    "Si le plan de Facebook se concrétise, le groupe et ses
partenaires posséderont un immense pouvoir économique
susceptible de déstabiliser les monnaies."
    Comme celle du Sénat la veille, la commission de la Chambre
des représentants a interrogé David Marcus sur des questions
allant de l'éventuelle incidence de Libra sur la politique
monétaire mondiale à la gestion des données des clients.
    L'audition de mercredi promettait d'être encore plus tendue.
La commission a déjà fait circuler un projet de loi qui pourrait
enterrer le projet en interdisant à Facebook et à d'autres
sociétés  technologiques d'entrer dans le secteur des services
financiers.
    
    "VOUS NE DEVRIEZ PAS LANCER LIBRA DU TOUT"
    La représentante démocrate Carolyn Maloney a demandé à David
Marcus de s'engager dans un programme pilote Libra avec un
million d’utilisateurs, supervisé par les régulateurs financiers
américains, y compris la Réserve fédérale.
    "Je pense que vous ne devriez pas lancer Libra du tout",
a-t-elle déclaré. "Vous devriez au minimum accepter de faire ce
petit programme pilote."
    David Marcus ne s'est pas engagé à réaliser ce programme
mais a tenté de rassurer les parlementaires en leur promettant
de ne pas lancer Libra tant que les inquiétudes ne seraient pas
dissipées.
    "Nous prendrons le temps pour que tout ce passe bien",
a-t-il assuré.
    Il a ajouté que le réseau social avait dévoilé le projet à
un stade précoce afin de recueillir les réactions de toutes les
parties prenantes.
    David Marcus a notamment été interrogé sur les mesures que
Facebook comptait mettre en place pour lutter contre le
blanchiment d'argent et s'assurer de la protection des données
et des fonds des internautes. 
    "Je crains que la date de 2020 représente une
incompréhension profonde de la manière dont Libra pourrait
impacter la sécurité financière des Etats-Unis, le système
financier mondial, les activités criminelles et les droits de
l'homme", a déclaré la républicaine Ann Wagner.
    Bien avant ce projet Libra, le réseau social était vivement
critiqué pour sa gestion des données privées et pour ne pas
avoir suffisamment empêché l'ingérence de Moscou lors de
l'élection présidentielle américaine en 2016.     
    En France, le ministre français de l'Economie et des
Finances Bruno Le Maire a déclaré que le projet de
"cryptomonnaie stable" Libra tel qu'il avait été présenté par
Facebook ne pouvait pas voir le jour en l'état.  
    
    Voir aussi :
    Le G7 Finances met des bâtons dans les roues du Libra de
Facebook  
    Libra menacerait en premier les banques centrales-Nomura
 
    

 (Claude Chendjou et Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service
français, édité par Benoît Van Overstraeten et Patrick Vignal)
 

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