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Devises : le $ et le Franc suisse délaissés malgré un contexte tendu à l'extrême
information fournie par Zonebourse 07/04/2026 à 19:48

Face aux menaces apocalyptiques de Donald Trump des dernières 24H, les marchés jouent la carte du "tout ce qui est excessif est dérisoire". On pouvait dégainer le même argument à la veille du 28 février : déclencher une guerre dont personne ne pouvait maîtriser l'issue pouvait également apparaître "excessif"... et surtout déraisonnable. Mais jusqu'où peut aller la déraison ?


Une fois de plus les marchés estiment que le moment de la désescalade est venu : le "flight to safety" n'est pas flagrant ce mardi où la tension est à son comble.
Le "$-Index" s'effrite de -0,1% vers 99,90, l'Euro progresse de 0,3% vers 1,1575/1,1580, la Livre de 0,15%, le Franc suisse de 0,1%.
Notons que le Franc suisse -devise "coffre-fort"- fait preuve de faiblesse depuis une semaine, il cède 0,15% face au Dollar et -0,4% face à l'Euro vers 0,9250.

Le Dollar n'illustre pas non plus son statut de "monnaie refuge", ni l'Or (-0,3%), ni l'argent (-1,5%) car il ne paraît pas "raisonnable" de penser que les Etats-Unis mettent leurs menaces à exécution : on assisterait à la fin du monde économique tel que nous l'avons connu depuis le seconde guerre mondiale.

Même la "guerre froide" apparaîtrait comme une parenthèse enchantée, la crise pétrolière de 1980 ou la guerre en Ukraine, une promenade de santé !

Avec des représailles de la République islamique déjà dévoilées sur les installations énergétiques du Golfe, les pénuries "de tout" feraient exploser tous les scénarios d'inflation et de croissance pour très longtemps (des années pour réparer les dégâts, pas d'alternative pour le diesel, le fioul, le kérosène, les engrais, la pétrochimie, etc.), des pays sombreraient dans le chaos dans le sillage de l'Iran
.
Le "pire n'étant jamais certain" et personne n'ayant intérêt au scénario de l'apocalypse, les marchés s'attendent à un "twist" salvateur, dans l'idéal d'ici 22H (il faudrait qu'une "bonne nouvelle" rassure les marchés avant l'heure fatidique ce mercredi matin).

En attendant, les prix du baril de pétrole sont en hausse et se situent toujours sur des niveaux très élevés, au plus haut depuis juin 2022.
A New York, le WTI bondit de 1,5% au-delà des 115,6, dollars, et à Londres, le Brent de la mer du Nord avance de 1%, à 110,6 dollars.

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