L'inflation est la source principale d'inquiétudes sur les marchés. (© S. Fussan)
Le CAC 40 préserve une avance de 15% depuis le début de l’année. Pour le gestionnaire d’actifs Blackrock, la poussée d’inflation actuelle devrait s’atténuer «à mesure que l’offre retrouvera de la vigueur, que les pénuries sectorielles disparaîtront et que l’économie rouvrira complètement»
Tension. Depuis l’accélération de la hausse des prix en avril aux États-Unis, à + 4,2% sur un an, l’inflation est devenue le principal sujet d’inquiétude sur les marchés. Elle fait remonter les taux d’intérêt à long terme – en Europe, le Bund allemand à 10 ans est en passe de revenir en territoire positif –, et accroît la volatilité des actions.
Pourtant, les indices tiennent bien. Le CAC 40 préserve une avance de 15% depuis le début de l’année. Pour le gestionnaire d’actifs Blackrock, la poussée d’inflation actuelle devrait s’atténuer «à mesure que l’offre retrouvera de la vigueur, que les pénuries sectorielles disparaîtront et que l’économie rouvrira complètement». Surtout, la Réserve fédérale américaine (Fed) devrait maintenir une politique monétaire accommodante, et ne réduire que progressivement ses achats d’actifs.
Alexandre Baradez, responsable de l’analyse des marchés chez IG France, estime que les premiers signaux allant en ce sens pourraient être envoyés aux marchés en juin ou juillet, pour un premier ralentissement des achats d’actifs à la fin du second semestre ou début 2022. Il note aussi que «le ralentissement des achats d’actifs après la crise des subprimes n’avait pas entraîné de retournement des marchés, juste quelques épisodes de consolidation».
ArbitragesDans l’immédiat, les investisseurs privilégient les

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