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Bourse : « l'alignement des planètes » n'est plus ce qu'il était

Boursorama13/05/2015 à 16:43

La reprise européenne est là mais l'euphorie n'est plus de mise sur les marchés

La hausse spectaculaire des marchés depuis le début de l’année avait des raisons bien précises qui tendent à s’estomper. Pour autant, la zone euro a évité la déflation et la croissance devrait perdurer. La phase de baisse offrira donc des occasions de revenir sur les marchés actions selon la société de gestion Cogefi Gestion.

Le Cac 40 peut-il tenir les 5.000 points ? La volatilité est de retour sur les marchés et avec elle de sérieuses interrogations. La hausse, qui s’est amplifiée depuis le début de l’année, n’a-t-elle pas été trop forte ? L’indice parisien affiche une progression de 18% depuis le 1er janvier, une hausse qui culmine à 64% depuis trois ans. Dans un contexte de reprise européenne, les marchés actions ont été portés au cours des derniers mois par une conjonction de facteurs favorables : baisse de l’euro, chute des prix du pétrole, impact des décisions de la BCE (lancement du programme QE en janvier) etc. Les investisseurs ont alors évoqué un « alignement des planètes » très favorable, justifiant l’amplification de la hausse.

Croissance en trompe l’œil ?

Mais l’euphorie n’est plus de mise. La croissance américaine déçoit (+0,1% au premier trimestre). Le ralentissement chinois suscite les interrogations des économistes. Les cours du pétrole sont remontés, sans faire de bruit, autour de 60 dollars. Même la baisse de l’euro n’a pas produit les résultats escomptés sur la croissance européenne. En France par exemple, les chiffres plutôt positifs de la croissance au premier trimestre (+0,6%) ne sont pas le fruit de la relance des exportations. Au contraire, elles ont moins augmenté début 2015 (+0,9% vs. 2,5%) et le commerce extérieur a pesé négativement sur l’évolution de l’activité : -0,5 point de PIB (vs. +0,2 point). La croissance a été portée par la consommation des ménages (baisse des prix des carburants) et non par la relance de l’investissement. Quant aux effets du plan de quantitative easing (QE), ils prêtent à débat et ne suffiront probablement pas à relancer le crédit en zone euro (cf. La volatilité des marchés est-elle due au plan de relance de la BCE ?).

Pour autant, la zone euro a évité l’écueil de la déflation. Mercredi, Bruxelles a dévoilé de son côté une croissance de 0,4% au premier trimestre, une chiffre supérieur à celui de la croissance américaine. La question est donc de savoir si cette reprise européenne est déjà intégrée dans les cours et si le potentiel de hausse des marchés n’est pas clairement émoussé alors que l’alignement des planètes s’estompe. « Si nous restons confiants, à un horizon fin d’année sur un score à deux chiffres des marchés actions européens, compte tenu de ce contexte de reprise qui devrait perdurer et se transmettre aux bénéfices des entreprises, à plus court terme, il serait souhaitable que les marchés reprennent leur souffle » estime Lucile Combe, directrice générale de Cogefi Gestion.

Valeurs moyennes : retard de valorisation

Au cours des prochaines semaines, la volatilité restera étroitement liée à l’évolution du dossier grec. Athènes est à court de liquidités et doit absolument négocier un troisième plan d’aide d’ici le 20 juillet pour pouvoir honorer ses engagements sur sa dette (350 milliards d’euros). L’annonce cette semaine d’un versement de 750 millions d’euros au FMI ne fait que repousser un accord indispensable entre la Grèce et ses créanciers. Depuis la formation du gouvernement Tsipras, les parties ont cherché à gagner du temps mais l’heure de vérité approche.  

Dans ce contexte, les investisseurs doivent s’attendre à connaître des prochaines séances agitées sur les marchés. Pour Cogefi Gestion, il faut en profiter pour réinvestir à des niveaux de valorisation moins élevés. « La thématique des valeurs domestiques, principales bénéficiaires de la reprise progressive de l’activité en Europe, pourrait être à l’ordre du jour. Ceci pourrait nous conduire à des arbitrages en faveur de certaines sociétés cycliques européennes aux dépens de valeurs de consommation déjà généreusement valorisées » explique Lucile Combe.

La société de gestion privilégie aussi les valeurs moyennes. En effet, la phase de hausse euphorique a drainé quantité de capitaux internationaux qui se sont placés essentiellement sur des fonds indiciels ou sectoriels. Ces flux ont profité logiquement aux grandes valeurs et les « small & midcaps » sont à la traîne. « Leur retard est un paradoxe qui constitue une opportunité et sera corrigé pendant le reste de l’année au fur et à mesure des révisions en hausse des prévisions de bénéfices » estime Cogefi Gestion.  

J.G

Retrouvez tous les articles de la rédaction de Boursorama dans la rubrique dédiée.

3 commentaires

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  • gadjo92
    18 mai09:45

    cogefi est vendeur.....recherche gogos pour payer la note...mdr

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  • guerber3
    15 mai16:28

    Les vendeurs ont un objectif : chercher le client-acheteur, même en haut de cycle, surtout n' étant responsables de rien...!!!

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  • zunski
    15 mai12:21

    Si tout a "assez" monté , pourquoi y mettre notre épargne au risque de tout perdre ???A moins maintenant maintenant d'espérer ou de croire , mais là , on est dans le religieux ..;que les bancaires par exemple vont faire 50% , car déjà en moyenne à 30%. en mai...

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