Bienvenue sur le nouveau Boursorama. Découvrez tout ce qui a changé
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Conserver cet article pour le lire plus tard

Fermer

Ce service est réservé aux clients et membres de Boursorama.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

Blocage de la France : le refus de réforme pourrait mener à ''une crise à la grecque'' (Marc Touati)

Boursorama 27/05/2016 à 17:33

L'attachement de certains au ''modèle français'' éloigne la France de ses voisins européens en termes d'attractivité économique.

Les blocages et les grèves dus à l’adoption de la loi Travail envoient une image négative de la France auprès des investisseurs et des entreprises étrangères. En refusant toujours les réformes, la France pourrait finir par susciter la défiance et en subir les conséquences, explique Marc Touati.

Quelle tristesse ! Alors que la « loi travail » n’est qu’une réformette du marché du travail français (très loin de la refonte structurelle dont a besoin ce dernier), elle a réussi à générer une fronde massive et un mouvement de grèves, de manifestations et de blocage du pays impressionnant. C'est dire l’étendue de l’hermétisme de certains Français à la moindre réforme. Le problème est qu’au-delà de la tristesse qu’elle suscite, cette situation commence à coûter cher à l’économie française qui sort très péniblement la tête de l’eau depuis quelques trimestres.

Pire, au regard des préavis de grève et des mouvements annoncés pour les prochains jours, nous ne serions qu’au début de nos peines… Raffineries bloquées, arrêts de travail dans les centrales nucléaires, manifestations un peu partout, et bien sûr grèves chez les contrôleurs aériens, dans les transports en communs et notamment à la SNCF.

Lorsqu’on sait qu’un jour de grève à la SNCF lui coûte environ 50 millions d'euros et génère à lui seul un manque à gagner quotidien de 400 millions pour l'ensemble de l'économie française, on peut imaginer l’ampleur des dégâts de l’ensemble de ces grèves et blocages. D’ici le début juin, le coût global devrait avoisiner les 8 milliards d’euros.

Mais, au-delà de ces coûts directs, qui sont déjà exorbitants, le vrai coût de la grève est ailleurs. D'une part, il réside dans l'affaiblissement global de l'économie nationale. En effet, après un premier trimestre 2016 de rebond technique, les mois d’avril et mai ont été particulièrement mous.

Dès lors, la plupart des acteurs économiques français comptaient sur le mois de juin pour « se refaire une santé », avant le long tunnel des vacances d'été. Et ce d’autant que l’Euro 2016 de football était censé nous faire oublier tous nos maux et redonner du baume au cœur aux consommateurs et aux investisseurs… Pour les entreprises, cela devait se traduire par un regain d'activité en correction de la faiblesse passée et en anticipation de la torpeur estivale. Quant aux ménages, et notamment les chômeurs, ils espéraient pouvoir enfin retrouver un emploi et/ou améliorer leurs revenus.

Or, au moment où les entreprises et les particuliers étaient dans les starting-blocks pour essayer de faire un bon mois de juin, ces mouvements de blocage sont venus tout casser. Adieu, veaux, vaches, cochons, reprise, croissance forte et emplois. Pour de nombreuses sociétés et ménages, ce nouveau coup d'arrêt pourrait même être fatal. En effet, dans de nombreux cas, ceux-ci ont réussi à traverser la crise sans trop de dégâts, en puisant dans leurs réserves. Ces dernières étant désormais épuisées, ils risquent de s'effondrer.

Autrement dit, il faut se préparer à une forte augmentation des faillites d'entreprises et personnelles au cours des prochains mois et notamment en septembre.

Encore plus pernicieux. Face à ces dangers, certains souhaiteraient que le gouvernement retire la « loi travail », notamment pour passer un « bon » Euro 2016. Une telle décision serait évidemment une grave erreur puisqu’elle entacherait encore la piètre image de la France à l’échelle internationale mais également vis-à-vis des créateurs de richesses français qui pourraient finir par se décourager.

Car, à côté des drames humains que toute cette décroissance va produire, le retour des grèves pour des raisons aussi banales que la réformette de la « loi travail » va encore nuire à la crédibilité de l'économie française en matière de capacité à se réformer. Essayez par exemple d'expliquer aux Allemands, aux Anglais, aux Italiens ou aux Espagnols, voire aux Grecs, qui n'ont cessé de faire des réformes depuis des années presque sans rechigner, que les Français refusent encore de moderniser leur économie. Essayez de leur expliquer comment une petite frange de la population peut paralyser un grand et beau pays comme la France pour le simple motif qu'il ne faut pas toucher à ses petits avantages. C'est perdu d'avance.

Il faut se rendre à l'évidence : nos voisins européens, qui ont tous fait énormément d'efforts et de sacrifices depuis 2008, ne nous comprennent plus et ne sont plus prêts à accepter les dérives françaises. Il est donc grand temps de parler vrai et de responsabiliser nos concitoyens : en temps de crise, et a fortiori en état d’urgence, tout le monde doit se retrousser les manches et personne ne doit l'en empêcher. La liberté s'arrête là où commence celle des autres. Et ce, en particulier dans une économie exsangue, proche de la banqueroute.

Si ce comportement ne change pas, alors il faut se préparer à un nouvel exode de nos jeunes les plus brillants, de nos cerveaux les plus développés et de nos entreprises les plus performantes. En outre, même si aujourd’hui la politique ultra-accommodante de la BCE maintient les investisseurs sous anesthésie dans un « monde parallèle », notamment en stabilisant les taux d’intérêt des obligations d’Etat à des niveaux excessivement bas, ils finiront bien par se réveiller avec la gueule de bois, par exemple lorsque la notation de la dette française sera fortement dégradée.

Cela entraînera tout d'abord une défiance internationale massive. Dans la mesure où plus de 60 % de la dette publique française est détenue par des non-résidents, et malgré l’aide de la BCE, une forte augmentation des taux d'intérêt se produira alors, pesant négativement sur l'investissement, donc sur la croissance et l'emploi. D'où une hausse conséquente du chômage, un accroissement des déficits publics et de la dette, ce qui renforcera la défiance et le cercle pernicieux continuera, entraînant la France dans une crise « à la grecque ».

Pour éviter d’en arriver là, il faut donc absolument arrêter la démagogie et devenir enfin responsable. Il ne s'agit pas simplement d'un problème de bras de fer entre le gouvernement et les syndicats ou encore de l'établissement de prévisions tronquées, mais de l'avenir de nos enfants…

Marc Touati, Président d’ACDEFI

Mes listes

valeur

dernier

var.

105.85 -0.28%
50.99 -0.80%
1.14315 -0.15%
65.88 +0.12%
73.3 +0.88%

Les Risques en Bourse

Fermer

Note d'information importante

Chère Cliente, Cher Client,

Nous souhaitons vous donner quelques règles à suivre pour investir dans les meilleures conditions et vous présenter les risques potentiels auxquels vous êtes susceptibles d'être exposés.

Vos connaissances, Votre profil d'investisseur
Tout d'abord évaluez vos connaissances boursières et financières et formez-vous en consultant le Guide de l'Investisseur, véritable introduction à la bourse et à l'épargne qui est disponible sur votre site Boursorama Banque sous la rubrique «Aide/Formation».
Définissez ensuite votre profil d'investisseur (prudent, équilibré, dynamique) et vos objectifs (durée de placement, rentabilité …). Ce constat vous permettra de vous orienter vers les produits et les marchés qui vous sont le mieux adaptés.

Pensez à vos besoins de liquidité
Adaptez votre durée de placement (1 mois, 1 an, 5 ans, …) à vos besoins de liquidités (projets, impôts …) et en tout état de cause, n'investissez pas en Bourse une partie trop importante de votre patrimoine.

La composition de votre portefeuille
Etudiez la composition de votre portefeuille : diversifiez vos placements afin de réduire au maximum le risque inhérent à un support ou à un secteur en particulier et n'investissez pas dans les produits optionnels (warrants, certificats), fortement risqués, si votre portefeuille n'est pas suffisamment important.

Connaître la vie des Sociétés
Renseignez-vous sur la société au sein de laquelle vous envisagez d'investir (actualités, santé financière, opérations à venir, …).

Agir en connaissance de cause
Soyez conscient des risques auxquels vous êtes exposés : de fait, si certains produits (actions volatiles, warrants, certificats, future…) ou certains modes d'investissement (Service de Règlement Différé) augmentent les espérances de gain, ils accroissent aussi fortement le risque de perte (totale). Ainsi, une connaissance technique préalable approfondie est requise, c'est pourquoi nous conseillons aux néophytes de s'écarter de ce type de produits.

Des risques différents selon les marchés
Prenez connaissance des caractéristiques des marchés sur lesquels vous allez investir : vous êtes confrontés à un risque variable (liquidité, volatilité, niveau d'information, change…) selon les marchés sur lesquels vous décidez d'intervenir (Premier Marché, Second Marché, Nouveau marché, Marché Libre, Marché étranger…).

Figez vos pertes
Enfin, la règle d'or à retenir est de savoir figer ses pertes : à vous de définir le montant de perte acceptable dès le début et une fois ce niveau atteint agissez en conséquence.

En appliquant ces quelques règles de bonnes conduite vous serez à même de mieux appréhender votre risque lorsque vous allez investir sur les Marchés

Un ensemble de cours complets sur la Bourse est également mis à votre disposition gratuitement et que vous pouvez retrouver sur votre site Boursorama Banque dans la rubrique «Aide/Formation». Si des questions resteraient en suspend, n'hésitez pas à contacter votre agence qui est à votre disposition.

Cordialement,
L'équipe de Boursorama Banque.