De nombreuses biotechs et medtechs utilises ces obligations convertibles pour se financer. (© DR)
Le constat est sans appel : «les obligations convertibles que nous avons mises en place mi-2017 ont vraisemblablement contribué à la baisse de plus de 50% du cours de Bourse de Sensorion ces derniers mois», a récemment confié Nawal Ouzren, directrice générale de cette biotech spécialisée dans les troubles de l’oreille interne, sur le plateau du Revenu TV.
Parmi les petites et moyennes entreprises françaises, de nombreuses biotechs et medtechs recourent également à ces instruments financiers, à mi-chemin entre la dette et les fonds propres, pour lever des liquidités.
Les obligations convertibles présentent, en effet, plusieurs avantages pour ce type de sociétés. D’une part, elles leur permettent de se financer par le biais d’une sorte d’emprunt, alors que l’endettement est généralement impossible pour ces entreprises focalisées sur la recherche et le développement de produits innovants en raison de leur bilan structurellement déficitaire durant des années.
D’autre part, les obligations convertibles sont émises à des taux d’intérêt bien moins élevés que les obligations «classiques», car elles sont assorties d’une sorte de bonus, représenté par l’option de conversion en actions.
Enfin, ces instruments leur permettent d’obtenir plusieurs millions d’euros sans recourir à une augmentation de capital, dilutive pour les actionnaires historiques. Ces

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