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BESI bondit après des informations de Reuters sur un possible rachat
information fournie par Reuters 13/03/2026 à 10:13

Un chercheur plante un semi-conducteur sur une carte d'interface au cours d'un travail de recherche

Un chercheur plante un semi-conducteur sur une carte d'interface au cours d'un travail de recherche

L'action BE Semiconductor Industries (BESI) bondit vendredi après ‌que des sources ont dit à Reuters que l'entreprise néerlandaise suscitait l'intérêt d'acquéreurs potentiels, du fait ​de l'importance prise par sa technologie d'encapsulation de puces aux yeux des fabricants d'équipements pour semi-conducteurs.

Vers 09h40 GMT, l'action BESI grimpe de 9,8% à 192 euros après avoir bondi de plus de 12% ​dans les premiers échanges, contre un repli de 0,9% pour le Stoxx 600 au même moment.

Le groupe côté à Amsterdam, valorisé ​à environ 14 milliards d'euros, à fait appel à ⁠la banque d'investissement Morgan Stanley pour évaluer les différentes approches, ont déclaré deux des ‌sources, qui ont souhaité rester anonymes du fait de la confidentialité des pourparlers.

"Une prise de contrôle a été l'un des scénarios envisagés pour BESI ces dernières années, ​car aucun plan de succession ‌n'a jamais été présenté pour le PDG et fondateur Richard Blickman", souligne ⁠dans une note vendredi Michael Roeg, analyste chez Degroof Petercam.

Selon l'une des sources à Reuters, le fabricant américain d'équipements pour puces électroniques Lam Research fait partie des prétendants ayant engagé les discussions.

Parmi ⁠les autres parties potentiellement ‌intéressées figure Applied Materials, qui a acquis une participation de 9% dans BESI ⁠en avril dernier et est devenu son principal actionnaire, ont déclaré cette personne ains qu'une quatrième ‌source.

Les quatre personnes ont également souhaité garder l'anonymat, car les discussions sont privées.

"Nous restons ⁠convaincus que l'action est surévaluée (...), mais la frénésie des rachats se ⁠concentre généralement davantage sur le ‌désir de posséder que sur le prix", nuance Michael Roeg, qui rappelle que les opérations de ​fusion-acquisition dans le secteur des puces relèvent de ‌la "partie d'échec géopolitique".

"Le drapeau du prétendant pourrait également revêtir une certaine importance pour le gouvernement néerlandais", ajoute le courtier.

"Nous nous ​attendrions donc à ce que l'acheteur soit européen (ASML?) ou américain (LAM? AMAT?). Quel qu'il soit, il devra payer un prix élevé, bien supérieur à sa propre valeur, pour une entreprise beaucoup plus ⁠cyclique que lui."

BESI a déclaré vendredi dans un communiqué ne pas commenter les rumeurs de marché et ajoute rester engagé à la mise en œuvre de son plan stratégique, qui vise à accroître la valeur pour les actionnaires "en tant que société indépendante".

(Rédigé par Augustin Turpin, avec Milana Vinn à New Yor, Amy-Jo Crowley à Londres, Toby Sterling à Amsterdam et Stephen Nellis à San Francisco, ​édité par Benoit Van Overstraeten)

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