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Avec la dévaluation chinoise, la hausse des taux de la Fed pourrait être reportée

Boursorama13/08/2015 à 17:08

De plus en plus d'analystes et d'économistes envisagent un statu quo sur les taux de la Fed en septembre.

L’actuelle dévaluation du yuan modifie l’équilibre de compétitivité entre la Chine et les Etats-Unis. Cet élément pourrait être pris en considération lors de la prochaine réunion du FOMC les 16 et 17 septembre prochains, et se traduire par un statu quo sur les taux directeurs de la Fed.

Cela fait désormais plus d’un an que les investisseurs s’attendent à une prochaine hausse des taux directeurs américains, qui ne vient toujours pas et pourrait encore être repoussée. En début d’année 2015, le consensus des analystes tablait sur une première hausse en juin, mais celle-ci n’a pas eu lieu. Le consensus s’est ensuite déplacé vers le mois de septembre, mais de plus en plus d’analystes évoquent désormais l’idée d’un recul de cette décision au mois de décembre.

L’hypothèse du statu quo en septembre fait son chemin

La banque centrale américaine est en effet confrontée à des éléments économiques divergents, qui rendent difficile la décision d’une « normalisation » de sa politique monétaire (remontée des taux directeurs).

D’un côté, les principaux indicateurs sont plutôt bons aux Etats-Unis, mais restent fragiles : la croissance a retrouvé un niveau correct au second trimestre et le chômage est faible, mais l’inflation reste particulièrement basse et les salaires progressent peu. Seul indicateur très positif : les profits des grandes entreprises sont globalement redevenus très élevés.

D’autre part, la Fed sait qu’en remontant ses taux, elle renforcerait nettement le dollar sur la scène internationale, alors que la plupart des autres banques centrales (dont la BCE) sont au contraire dans une logique de relance impliquant une dévaluation monétaire. Pour cette raison, le dollar s’est déjà nettement réapprécié en 12 mois par rapport à l’euro et au yen japonais. A ceci s’ajoute maintenant la dévaluation du yuan, qui renforce également la valeur du dollar par rapport à la monnaie chinoise. Or, un dollar fort sur la scène internationale pourrait pénaliser les exportations américaines, et le mouvement de reprise risquerait alors d’être mis à mal si cette revalorisation venait encore à s’accentuer.

L’impact de l’économie chinoise pour l’économie américaine ne se limite d’ailleurs pas seulement à la dévaluation du yuan. Le récent ralentissement de l’activité industrielle dans le pays pèse sur les cours de l’or noir et d’autres matières premières depuis juillet. Or, « l'appréciation du dollar et la chute des prix des matières premières réduisent les pressions inflationnistes dans l'économie, et les projections de croissance pourraient être révisées à la baisse avec une dégradation de la balance commerciale américaine », explique Christian Parisot, chef économiste d’Aurel BGC.

D’où l’idée que le comité en charge de la politique monétaire américaine (FOMC) pourrait préférer laisser le principal taux directeur de la Fed à 0% lors de sa prochaine réunion de la mi-septembre.

L’économie mondiale n’arrive plus à se passer de la perfusion des banques centrales

Le problème est en fait devenu symptomatique de l’économie moderne « post-crise de 2008 », qui ne parvient plus à se passer du soutien massif des banques centrales. Les économies dites « développées » semblent plafonner, et leur faible croissance annuelle n’est préservée que grâce à des taux de crédit exceptionnellement faibles (découlant des taux des banques centrales), qui poussent les entreprises à investir davantage, et les ménages à emprunter.

Patrice Gautry, chef économiste à l’UBP, évoquait mercredi ce sujet dans une tribune publiée dans Les Echos. Revenant sur l’expression de « normalisation » de la politique monétaire américaine, l’auteur expliquait que « depuis la dernière crise, la perception de la "normalité" a fondamentalement changé, la perfusion continue de l'économie mondiale apparaissant, désormais, tout à fait "naturelle" ».

Pour autant, on sait que cette dépendance aux politiques monétaires accommodantes comporte des dangers. Aux Etats-Unis, « le bilan de la banque centrale représente 25 % du PIB », évoquait Patrice Gautry, un niveau élevé qui montre la dépendance de l’économie américaine vis-à-vis de la Fed.

Surtout, les politiques monétaires accommodantes, lorsqu’elles se poursuivent trop longtemps, peuvent créer des bulles sur les marchés financiers, et plus indirectement participer à d’autres bulles sur le marché immobilier, à travers les faibles taux du crédit. Le danger est alors de voir un jour ou l’autre ces bulles éclater en cas de retournement de la conjoncture. Or, dans un tel cas, les banques centrales n’auraient plus beaucoup de marges de manœuvre pour amoindrir le choc, ayant déjà le pied au plancher pour tenter de relancer l’économie.

Xavier Bargue (redaction@boursorama.fr)

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