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ANALYSE-Des banques européennes attractives... en apparence
Reuters06/11/2018 à 14:09

    * Les fonds propres des banques n'impressionnent pas
    * Le ralentissement économique devrait peser sur les revenus
    * Les investisseurs réticents à investir en dépit des prix
bas
    * Graphique des tests de l'ABE: https://tmsnrt.rs/2D4c7an
    * Graphique des marges d'exploitation: https://tmsnrt.rs/2PwqxXA

    par Sinead Cruise
    LONDRES, 6 novembre (Reuters) - Les grandes banques
européennes ont peut-être passé avec succès les tests de
résistance, mais l'amélioration de leur bilan compte peu au vu
de la faiblesse de leur rendement comparé à celui de leurs
homologues américaines, selon des investisseurs.
    Les résultats publiés vendredi par l'Autorité bancaire
européenne (ABE) témoignent de la santé relative du secteur
bancaire. Les 48 banques testées, représentant 70% des actifs
bancaires de l'Union européenne, ont respecté l'objectif de
ratio minimum de fonds propres CET 1 en pleine application
("fully loaded") de 5,5% qui avait été retenu dans le scénario
le plus défavorable.  
    Le vice-président de la Banque centrale européenne (BCE),
Luis de Guindos, a toutefois invité lundi douze banques de la
zone euro, dont BNP Paribas  BNPP.PA  et Société générale
 SOGN.PA , qui affichent des ratios de fonds propres durs
inférieurs à 9% dans le scénario extrême, à renforcer leur
bilan.   
    Deutsche Bank  DBKGn.DE  figure également parmi elles.
    La crainte de nouveaux appels de fonds explique en partie la
timidité des investisseurs vis-à-vis du secteur. L'indice des
banques européennes du Stoxx 600  .SXP7 , qui a lâché 20% depuis
le début de l'année, reculait de 0,6% mardi vers 14h10. 
    Leurs réticences devraient perdurer alors que les
perspectives économiques de l'Europe s'assombrissent, selon
certains gérants de fonds et analystes.
    Une décennie après la crise financière et malgré des années
de politique de relance de la Banque centrale européenne (BCE),
la croissance de la zone euro marque le pas. Les économistes
interrogés par Reuters tablent sur une progression annuelle du
PIB dans le bloc des 19 de 2,1% en 2018 et de 1,8% en 2019.
    Cette prévision reflète l'ambiance morose tenant en
particulier à l'Italie, au ralentissement en Turquie, et aux
conséquences de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne,
des facteurs pris en compte dans les scénarios des "stress
tests".
    En apparence, les banques européennes sont attractives. La
valorisation du secteur via l'indice bancaire du Stoxx se situe
juste au-dessus de ses plus bas historiques, touchés bien après
qu'elles se soient débarrassées de leurs actifs toxiques, ce qui
a ébranlé la confiance dans le secteur financier en 2007.
    Mais le fait que les niveaux de capital des banques soient
maintenant environ trois fois plus élevés qu'avant la crise n'a
pas permis de dissiper les inquiétudes quant à leur manière de
générer une croissance de leurs revenus.
    "La rentabilité reste un sérieux problème pour de nombreuses
banques en Europe", a déclaré à Reuters, Mario Quagliariello,
responsable des analyses économiques à l'ABE.
    
    RUDE ANNÉE
    Les taux directeurs - 0,75% en Grande-Bretagne et moins 0,4%
dans la zone euro - obligent les banques à réduire leurs marges
et à prendre davantage de risques alors que la demande de prêts
ralentit dans un contexte de croissance stagnante, ce qui
entraîne de piètres rendements pour les investisseurs.
    "Jusqu'à présent, l'année a été difficile pour les actions
des banques européennes - et jusqu'à ce que les indicateurs
économiques annoncent une croissance économique robuste dans la
zone euro, un redressement de leurs cours paraît improbable", a
souligné Mike Olivia, conseiller de WestPac Wealth Partners, qui
détient des valeurs bancaires dans son portefeuille. 
    Une réglementation plus stricte a rendu le secteur plus sûr
mais moins rentable, relèvent des gérants de fonds, ce qui l'a
rendu moins séduisant aux yeux de leurs clients, qu'il s'agisse
des assureurs ou de fonds de pension.
    Le rendement moyen des fonds propres des banques de l'UE en
2017 s'est établi à 5,6%, soit un peu plus de la moitié du
niveau de 10,6% enregistré en 2007, selon les données de la
Fédération bancaire européenne, et inférieur aux 9% enregistrés
par les banques américaines.
    Les banques américaines ont accru leurs part de marché dans
les activités de banque d'investissement au détriment de leurs
concurrentes européennes. Elles ont ainsi dégagé des marges
opérationnelles - l'indicateur clef en matière de rentabilité -
nettement plus impressionnantes. 
   Les activités actions et taux fixes des grandes banques
américaines ont dégage des marges de respectivement 31% et de
42% au premier semestre de cette année, selon les données de
Coalition, contre 14 et 27% pour les mêmes activités dans les
plus grandes banques d'investissement européennes.
    
    IMPUISSANCE
    Les deux principaux signaux d'achat pour les investisseurs
dans les banques sont une hausse des taux d'intérêt et la
croissance de la demande de crédit. 
    Vincent Vinatier, gestionnaire de portefeuille chez AXA IM
 AXAF.PA , qui détient également des valeurs bancaires, estime
toutefois que ces deux facteurs dépendent des responsables
politiques et non des dirigeants de banques. 
    "La plupart des gens pensent que nous ne verrons plus jamais
les profits que nous avions avant la crise (...) Le ROE
(rendement des fonds propres, ndlr) ne représentera qu'une
fraction de ce qu'il était", a-t-il déclaré à Reuters.
    Les hausses de taux attendues de longue date interviendront,
mais ceux qui ont investi dans les actions des banques
européennes en février, quand les espoirs de changement de
politique monétaire avaient atteint leur sommet, ont été
sanctionnés par une chute des prix de 20%.
    Lorsque les taux augmenteront, cela se produira probablement
très progressivement. De plus, l'impact sur les marges des
banques sera probablement largement compensé par la nécessité de
rembourser les prêts très bon marché octroyés par la Banque
centrale européenne ces dernières années pour les remplacer par
des financements plus coûteux, estiment les analystes de
Berenberg.
    
    COÛTS
    La croissance des revenus étant difficile à réaliser, il est
essentiel de maîtriser davantage les coûts pour reconquérir les
investisseurs.
    "Il y a encore beaucoup de réductions de coûts à réaliser,
ce qui signifie d'autres fermetures d'agences et des baisses
d'effectifs", observe Marc Halperin, responsable du Federated
International Leaders Fund, qui possède des participations dans 
ABN AMRO  ABNd.AS , AIB  AIBG.I , Credit Suisse <CSGN .S>, BNP
Paribas, Intesa Sanpaolo  ISP.MI  et UniCredit.
     Les promesses de rendements annuels de dividendes de 4%,
5%, voire 6% ne permettent pas à eux seuls d'attirer les
investisseurs, car les services aux collectivités, les télécoms
et les assureurs européens peuvent offrir les mêmes dividendes à
moindre risque, ajoutent des gérants de fonds.
    Les banques sont le deuxième secteur le moins cher en terme
de Price earning ratio (PE, derrière l'automobile, et se
négocient à 9,1 fois leurs bénéfices estimés de 2019, soit une
décote de 30% par rapport au marché, avec un rendement estimé de
5,7% pour 2019, selon les données de Berenberg.
    Bien que neutres sur le secteur, les analystes de Bernstein
jugent que les investisseurs ont rarement eu une meilleure
occasion d'acheter le ROE actuellement offert à des prix aussi
bas.
    Les investisseurs les plus réticents indiquent que cette
désaffection pour les banques européennes reflète les craintes
grandissantes de l'échec du projet européen ou d'une autre crise
financière mondiale déclenchée par des guerres commerciales ou
de l'insolvabilité imminente de certains Etats.
    "La prochaine crise financière sera déclenchée par la dette
souveraine, plutôt que par les banques elles-mêmes. Cependant,
les banques en détiennent une grande partie, ce qui crée un
risque de contagion", explique Matthew Gallagher, membre de la
direction d'Odinic Advisors.
    "La Grèce et l'Italie commencent à montrer des signes de
faiblesse et ne seront pas aidées par la hausse des taux
d'intérêt aux États-Unis."

    <^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^
Graphique sur les tests de résistance de l'ABE    https://tmsnrt.rs/2D4c7an
Graphique sur les marges d'exploitation    https://tmsnrt.rs/2PwqxXA
    ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^>
 (Avec Lawrence White et Huw Jones
Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par
Matthieu Protard et Jean-Michel Bélot)
 

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