(Actualisé avec arrivée d'un premier avion en France)
KABOUL/PARIS, 17 août (Reuters) - Les vols militaires d'évacuation de diplomates et de civils hors d'Afghanistan ont repris mardi à Kaboul, deux jours après la prise de la capitale afghane par les taliban, et un premier avion ramenant 41 personnes en France a atterri dans l'après-midi à l'aéroport Roissy-Charles-De-Gaulle, près de Paris.
Ces 41 personnes ramenées en France sont non seulement des Français mais aussi des ressortissants d'autres pays, a précisé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.
Emmanuel Macron a indiqué lundi soir que la France, outre ses propres citoyens, avait commencé à évacuer des Afghans autrefois auxiliaires de l'armée ou des structures françaises, ainsi que leurs familles, soit encore quelques dizaines de personnes, en plus des quelques 800 déjà ramenées.
La ministre des Armées, Florence Parly, a déclaré mardi sur BFMTV que ces opérations de rapatriement se feraient "le plus vite possible", mais que la France était "tributaire" des créneaux alloués par les forces américaines contrôlant l'aéroport de Kaboul.
Elle a souligné que l'accès à l'aéroport pour les personnes présentes à Kaboul constituait un "véritable défi" en raison notamment de "barrages filtrants" mis en place par les taliban.
Après l'entrée des taliban dans Kaboul dimanche, l'aéroport a été submergé par des milliers d'Afghans cherchant à fuir leur pays, entraînant la suspension des opérations d'évacuation lancées essentiellement par les pays occidentaux.
Cinq civils au moins ont été tués lundi à l'aéroport mais on ignore encore s'ils l'ont été par balles ou dans des bousculades. Un responsable américain a déclaré que deux hommes armés soupçonnés d'avoir tiré dans la foule avaient été abattus par des soldats américains.
Au cours d'un point de presse à Washington, un représentant de l'état-major de l'armée américaine a fait savoir mardi que plus de 4.000 soldats américains seraient présents d'ici la fin de journée à l'aéroport de la capitale afghane.
Le général William Taylor a ajouté qu'il n'y avait eu aucune "interaction hostile" avec les taliban et que l'objectif était qu'un vol puisse décoller toutes les heures de l'aéroport de Kaboul.
(Reportage Rupam Jain, Richard Lough, Myriam Rivet, Bertrand Boucey, édité par Marc Angrand, Blandine Hénault et Jean Terzian)

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