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Afghanistan-Biden défend le retrait US, critique la passivité de l'armée afghane
information fournie par Reuters 16/08/2021 à 23:38

(Actualisé avec précisions)

par Steve Holland et Nandita Bose

WASHINGTON, 16 août (Reuters) - Le président américain Joe Biden a fermement défendu lundi sa décision de retirer définitivement l'armée américaine d'Afghanistan, rejetant les critiques que ce choix a suscitées alors que les insurgés taliban ont pris dimanche le contrôle de Kaboul, provoquant le chaos dans la capitale afghane.

Il a déclaré que l'intervention militaire américaine en Afghanistan, lancée après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, n'avait jamais eu pour objectif de mener la reconstruction du pays mais d'empêcher que des attaques terroristes puissent être menées sur le sol américain.

Durant une allocution télévisée, le président américain a reproché aux dirigeants afghans et aux forces de sécurité afghanes d'avoir abdiqué face aux taliban.

Entré en fonction en janvier dernier, Joe Biden a dit que seules deux options se présentaient à lui: respecter l'accord de retrait des troupes américaines scellé par son prédécesseur Donald Trump ou entraîner une escalade du conflit.

"Je soutiens fermement ma décision", a-t-il assuré depuis la Maison blanche. "Après vingt années j'ai appris dans la douleur qu'il n'y avait jamais de bon moment pour retirer des troupes américaines. C'est pour cela que nous y sommes encore".

"La vérité est que cela s'est produit plus rapidement que nous ne l'avions anticipé", a poursuivi Joe Biden. "Que s'est-il passé ? Les dirigeants politiques afghans ont abdiqué et fui le pays. L'armée afghane a abdiqué, parfois sans même essayer de combattre".

Le locataire démocrate de la Maison blanche fait face à un torrent de critiques, émanant même de certains diplomates américains, pour sa gestion du retrait militaire d'Afghanistan.

Alors que le retrait définitif des troupes américaines a débuté en mai dernier et doit être finalisé au 31 août

, Washington a redéployé des milliers de soldats à Kaboul pour mener les opérations d'évacuation, sur fond de détérioration de la situation sécuritaire.

Les insurgés islamistes se sont emparés dimanche de Kaboul, que le président Ashraf Ghani a fui, de même que des diplomates occidentaux.

Des scènes de chaos se sont produites depuis lors à l'aéroport de la capitale afghane, alors que des milliers de civils tentent désespérément de fuir le pays.

Cinq personnes au moins ont été tuées dans les troubles à l'aéroport de Kaboul. Un représentant américain a indiqué à Reuters que deux hommes armés ont été abattus par les soldats américains au cours des vingt-quatre dernières heures.

Joe Biden a prévenu que les Etats-Unis auront recours à une "force dévastatrice" si les taliban venaient à attaquer les ressortissants américains et empêcher leur évacuation.

Les soldats américains ne doivent pas se battre et mourir dans une guerre que les forces afghanes refusent elles-mêmes de mener, a dit le président américain.

Disant avoir conscience que sa décision de retirer l'armée américaine d'Afghanistan allait être critiquée, il a ajouté ne pas vouloir répéter les erreurs du passé en menant une guerre qui n'était pas dans l'intérêt des Etats-Unis.

(Reportage Steve Holland et Nandita Bose; version française Jean Terzian)

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