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De plus en plus de stations-service en pénurie
information fournie par Le Figaro03/12/2018 à 12:13

Le mouvement des «gilets jaunes», marqué notamment par des blocages de dépôts pétroliers, entraîne une rupture partielle de carburants dans plus de 100 stations. Des restrictions d'achat ont été imposées dans le Finistère.

C'est un effet collatéral du mouvement des «gilets jaunes». Les différents blocages instaurés autour des dépôts pétroliers, qui ont pour conséquence de perturber l'approvisionnement des stations-service, entraînent de plus en plus de pénuries. À ce jour, 118 stations seraient en situation de rupture partielle de carburant et 17 en rupture totale, selon les informations du site mon-essence.fr, basées sur les signalements des automobilistes. Contactée par Le Figaro, l'Union française des industries pétrolières (Ufip) a confié ne pas être en mesure de confirmer précisemment ces chiffres mais elle constate de nombreuses perturbations dans le réseau de distribution de carburant. «Le mouvement est disséminé et très volatile. Il évolue heure par heure. Parfois, ce sont uniquement les accès au dépôt qui sont rendus difficiles. Parfois, ils sont totalement bloqués. C'est compliqué», explique au Figaro un porte-parole.

Total a pour sa part annoncé ce lundi que onze de ses plus importants dépôts de carburant étaient bloqués et que 75 de ses stations-service, sur les 2200 appartenant au groupe, étaient à sec. Un porte-parole fait état de «nombreux barrages».

Pas plus de 30 euros dans le Finistère

Parmi les dépôts touchés, figurent ceux de Lorient et de Brest. Les «gilets jaunes» bloquent le premier depuis bientôt une semaine, empêchant les camions de distribuer leurs carburants. Le second est bloqué par des professionnels du BTP, indique France Bleu.

Leur but est clairement affiché: mettre les stations-service de la région à sec pour attirer l'attention du gouvernement. «Nos revendications sont simples, on veut juste pouvoir manger le fruit de notre travail. Il faut répartir les richesses», a confié un manifestant à franceinfo. L'objectif semble atteint. Dans le Finistère, faire le plein relève désormais du parcours du combattant. Les files d'attente s'allongent. À tel point que la préfecture vient d'annoncer des restrictions sur les achats de carburant. «Afin de garantir l'accès au carburant au plus grand nombre et la capacité des services de secours et d'urgence à intervenir, le préfet du Finistère a décidé de mettre en place, à compter du lundi 3 décembre, des mesures transitoires, le temps que les flux logistiques s'adaptent à la situation», déclare-t-elle. Les achats sont désormais limités à 30 euros par jour pour un véhicule léger et à 200 euros pour un poids lourd.

D'autres dépôts sont encore bloqués ce matin, comme celui du Mans où les gilets jaunes se sont installés dimanche soir. Les manifestants ont en revanche été délogés du dépôt qu'ils bloquaient près de Donges, ce matin à l'aube. Le dépôt de La Pallice à La Rochelle, qui était bloqué depuis samedi matin, a également été évacué ce lundi par les forces de l'ordre.

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