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Divorce: que devient le bien immobilier acheté en commun
Dernière mise à jour le : 21/10/2021

Le logement occupe une place centrale avec la garde des enfants crédit photo : vchal/Shutterstock / vchal

Le logement occupe une place centrale avec la garde des enfants crédit photo : vchal/Shutterstock / vchal

En cas de séparation ou de divorce, le sort du logement familial occupe une place centrale dans les décisions que doivent prendre les ex-concubins ou ex-conjoints, au même titre que la garde des enfants. Toutefois, le droit est relativement clair sur la façon dont l’attribution doit s’opérer.

Sommaire:

  • Déterminer les quotes-parts respectives avant une cession
  • Des droits différents selon le type d’union: libre, pacs ou mariage
  • Rester dans les lieux après une séparation ou un divorce

Au moment du divorce ou de la séparation, un grand nombre de décisions doivent être prises en particulier concernant la répartition des biens communs, les deux ex-conjoints ou concubins se partageant la propriété du logement qu’ils ont acheté ensemble. Cette répartition peut faire l’objet de nombreux conflits, notamment lorsque l’acquisition n’a pas été financée à part égale par chacun. La meilleure façon de trouver une solution est de faire appel à des professionnels du droit qui feront prévaloir les droits de chacun.

Déterminer les quotes-parts respectives avant une cession

Au moment de l’acquisition d’un bien, le notaire mentionne dans l’acte d’achat les apports respectifs des concubins ou des époux (s’ils sont mariés dans le régime de la séparation de bien) et constitue des quotes-parts. Si les deux acquéreurs décident un jour de vendre, chacun touchera une part sur le prix de vente à la hauteur de sa quote-part.

Certains cas restent tout de même plus compliqués et source de conflits. Par exemple, lorsqu’une maison est construite sur un terrain qui appartenait en propre (personnellement) à l’un des conjoints, la propriété du sol l’emporte. Les juges sont alors parfois amenés à intervenir pour régler des litiges.

Des droits différents selon le type d’union: libre, pacs ou mariage

Si les propriétaires du bien étaient liés par un PACS ou étaient en union libre, le sort du logement est régi par les règles de l‘indivision. Cette dernière perdure au-delà de la séparation. Les indivisaires doivent trouver un accord. L’un pourrait vivre dans le logement jusqu’à la vente du bien, en contrepartie du versement d’une indemnité d’occupation. Son montant sera fixée à l’amiable. A défaut d’accord c’est le juge qui tranchera. Dans cette configuration, l’occupant n’a pas le statut de locataire.

Si les propriétaires étaient mariés, en cas de divorce par consentement mutuel, le sort du logement sera réglé dans le cadre d’une convention. Dans le cadre d’un divorce contentieux, et en cas de désaccord des ex-époux, c’est le juge qui tranchera. Si les époux se sont mis d’accord, le juge ne fera qu’homologuer leur convention. L’un des époux pourra obtenir l’attribution préférentielle du logement lors du partage de la communauté. En échange, l’autre recevra une soulte payable comptant ou disposera de biens d’une valeur équivalente. A noter que l’attribution du logement peut être un mode d’exécution de la prestation compensatoire due par l’un des ex-époux ou de la contribution à l’entretien et l’éducation des enfants.

Rester dans les lieux pendant la procédure de divorce

Pendant la procédure de divorce, l’un des ex-époux, souvent la femme, peut vouloir rester dans le logement notamment pour ne pas perturber les habitudes des enfants. Une fois la demande en divorce faite, le juge peut lui attribuer le logement qu’elle et ses enfants occuperont pendant toute la durée de la procédure. Le juge déterminera si l’occupation est à titre gratuit ou onéreux (indemnité d’occupation).

Rester dans les lieux après une séparation ou un divorce

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