Aller au contenu principal
Fermer

Impôts : Quelle imposition pour les revenus locatifs ?

information fournie par Boursorama 25/04/2018 à 18:00

Plusieurs régimes d'imposition des revenus tirés d'une location peuvent s'appliquer au contribuable (Crédits:Adobe Stock)

Plusieurs régimes d'imposition des revenus tirés d'une location peuvent s'appliquer au contribuable (Crédits:Adobe Stock)

Vous êtes propriétaire d’un bien que vous mettez en location. Selon la nature de la location, plusieurs modalités d’imposition sont applicables. Petit rappel des différents régimes en présence.

La fiscalité applicable aux revenus peut être un vrai casse-tête pour le contribuable. Par exemple en matière immobilière, les revenus tirés d’une location nue, c’est-à-dire non meublée ou vide, relèvent de la catégorie des revenus fonciers. En revanche la location « meublée », qu’elle soit saisonnière, à l’année ou en résidence-services relève de la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Dans les deux hypothèses, deux types de régimes sont envisageables selon le montant des revenus.

Les régimes accessibles en location nue

Les revenus fonciers n’ont fait l’objet d’aucun allégement dans le cadre de la refonte fiscale organisée par la loi de finances de 2018. Outre le fait qu’ils sont en dehors du périmètre du prélèvement forfaitaire unique (PFU), ils pâtissent également de la hausse des prélèvements sociaux à 17,2 %. A cet égard le choix du bon régime fiscal doit être étudié avec la plus grande attention. En la matière, deux possibilités s’offrent à vous, soit le régime du micro foncier ou alors le régime réel.

Les règles fiscales applicables au micro foncier

Si vos revenus fonciers ne dépassent pas 15.000 euros en 2017 pour l’ensemble de votre foyer fiscal, vous relevez du micro foncier, un régime simplifié qui vous permet de bénéficier d’un abattement forfaitaire de 30 % sur vos loyers déclarés. Il vous suffit de les indiquer directement sur votre déclaration de revenus 2042 à la rubrique des revenus fonciers (4BE). C’est l’administration fiscale qui effectuera directement le calcul. Ce qui présente l’avantage de la simplicité.

Le fonctionnement du régime réel

Si vos revenus dépassent 15.000 euros, vous relevez de plein droit du régime réel. Dans ce cas de figure, votre revenu foncier imposable est déterminé en déduisant vos charges supportées durant l’année du montant des loyers encaissés. Il vous faut alors remplir une déclaration 2044 en plus de la traditionnelle 2042. C’est à vous de faire le calcul. Si vos charges sont supérieures à vos loyers, vous créez du déficit foncier. Par charges déductibles, il faut entendre intérêts d’emprunt, travaux d’entretien ainsi que la taxe foncière relative au logement loué. Le déficit est imputable sur les autres revenus de votre foyer à hauteur de 10.700 euros par an, intérêts d’emprunt déduits. La fraction de déficit supérieure à cette somme s’impute sur les revenus fonciers des dix années suivantes.

Les choix possibles en location meublée

En cas de location meublée, les revenus tirés de cette activité sont taxés au titre des BIC. Là encore deux régimes d’imposition son applicables selon le montant des loyers, soit le micro-BIC ou alors le régime réel. Si vos recettes sont inférieures à 70.000 euros, vous relevez du micro-BIC. A ce titre, vous bénéficiez d’un abattement de 50 %. Vous ne serez taxé que sur la moitié des loyers que vous avez touchés. Il vous faut les déclarer sur le formulaire 2042. Toutefois, en contrepartie vous ne pourrez déduire aucuns frais réels. Si les loyers perçus dépassent le seuil de 70.000 euros, vous relevez du régime réel. Il est contraignant en ce qu’il vous oblige à tenir une comptabilité détaillée. Mais il vous permet de faire jouer l’amortissement du bien en plus des charges courantes. Cette notion comptable vous permet de déduire tous les ans une partie de la valeur du bien loué, correspondant à sa dépréciation. Il vous faudra remplir la déclaration 2031 et solliciter les conseils d’un expert-comptable pour éviter les erreurs.

Le cas des locations meublées de tourisme

Si vous louez un bien classé meublé de tourisme, qui nécessite le respect de formalités administratives comme la déclaration auprès de la mairie où est situé le bien, vous bénéficiez en matière de micro-BIC d’un plafond plus élevé que pour une location meublée classique de moins de 120 jours par an. Dans cette configuration le seuil de revenus tirés de la location est de 170.000 euros par an. L’abattement applicable est également plus élevé. Il est de 71 % mais  il ne permet pas de déduire les charges réelles.

A.  L. (redaction@boursorama.fr)

1 commentaire
  • 26 avril 18:43

    Le cas des locations meublées de tourismele seuil de 170.000e me semble erroné


Signaler le commentaire Fermer
A lire aussi
  • Des fidèles musulmans improvisent une prière devant les murailles de la Vieille ville de Jérusalem, le 20 mars 2026 ( AFP / AHMAD GHARABLI )
    information fournie par AFP 20.03.2026 23:26 

    Voici les derniers événements liés à la guerre au Moyen-Orient, entrée dans son 21e jour vendredi: . Trump dit vouloir "réduire graduellement" l'intervention américaine en Iran Les Etats-Unis envisagent de "réduire graduellement" leurs opérations au Moyen-Orient ... Lire la suite

  • Un automobiliste se sert en carburant dans une station-service à Guatemala City, le 19 mars 202+ ( AFP / JOHAN ORDONEZ )
    information fournie par AFP 20.03.2026 23:16 

    Voici les dernières évolutions économiques mondiales vendredi vers 22H00 GMT, alors que la guerre au Moyen-Orient dure depuis trois semaines. - Baisse des Bourses européennes et de Wall Street en clôture, hausse du pétrole Les Bourses européennes ont de nouveau ... Lire la suite

  • Odsonne Edouard lors de la victoire du RC Lens contre Angers au stade Bollaert en Ligue 1 le 20 mars 2026 ( AFP / Sameer Al-DOUMY )
    information fournie par AFP 20.03.2026 23:06 

    Défait à Lorient la semaine dernière, Lens a repris sa marche en avant et provisoirement la tête de la Ligue 1 en éparpillant Angers (5-1) vendredi soir à domicile, en ouverture de la 27e journée. Bollaert attendait une réaction, il a eu droit à une démonstration. ... Lire la suite

  • (g-d) Des affiches électorales des candidats à la mairie de Paris, Sophia Chikirou, Rachida Dati et Emmanuel Grégoire dans une rue de Paris, avant le 2e tour des municipales, le 19 mars 2026  ( AFP / Charlotte SIEMON )
    information fournie par AFP 20.03.2026 22:40 

    Emmanuel Grégoire et Rachida Dati ont jeté vendredi leurs dernières forces dans la bataille pour Paris dans un climat fébrile, avant un match à trois incertain même si le candidat de la gauche hors LFI garde l'avantage face à sa rivale de droite. Lors de son dernier ... Lire la suite

Pages les plus populaires