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Voici le portrait-robot des pires passoires thermiques, interdites de location dès 2023
information fournie par Le Figaro 12/10/2022 à 06:00

Le 1er janvier 2023, 191.000 logements (privé et social) ne pourront pas être louées s’ils n’ont pas été rénovées auparavant.

Dès le 1er janvier 2023, les pires passoires thermiques (logements classés G sur le DPE et dont la consommation énergétique excède les 450 kWh/m²/an) seront interdites à la location , comme le prévoit la loi Climat et résilience. Suivront, en 2025, le reste des logements G puis les logements classés F en 2028 et les «E» en 2034. Effy, spécialiste de la rénovation énergétique, a dressé le portrait-robot des logements G. En France, ils représentent 10% des passoires thermiques, soit 511.000 biens.

Environ deux tiers de ces biens (63%), soit 320.000 logements, sont occupés par leurs propriétaires et ne seront donc pas impactés par l’interdiction de louer. Les 191.000 restants eux le sont. Parmi eux, 140.000 composent le parc locatif privé (soit 1,1% du parc locatif privé) , selon le gouvernement, et 51.000, le parc locatif social. En attendant, ces logements subissent déjà un gel des loyers depuis le 24 août dernier. Les propriétaires ne peuvent plus les augmenter.

Des loyers déjà gelés

Par ailleurs, ces pires passoires thermiques sont pour la plupart des maisons individuelles (63%). Elles sont sans surprise loin d’être récentes et datent d’avant 1948 (60%). « Il s’agit de bâtiments qui ne respectent pas les réglementations thermiques actuelles et qui n’ont jamais été rénovés. D’ailleurs, cela se ressent directement dans les énergies de chauffage utilisées: une majorité d’énergies fossiles pour une faible proportion d’énergies renouvelables », relève Effy.

Le type de chauffage entre également en ligne de compte. Les logements les plus énergivores sont chauffés au gaz (46%) ou au fioul (33%). Ceux chauffés au bois (20%) ou à l’électricité (1%) sont moins énergivores. La taille pèse également. Les passoires ont une grande superficie (entre 60 et 100 m²) pour 41% d’entre elles. En ce qui concerne leur localisation, Effy n’observe pas de scission entre ville et zone rurale. Certains départements tirent toutefois leur épingle du jeu (les Bouches-du-Rhône, la Corse du Sud, la Haute-Corse, le Gard et l’Hérault) quand d’autres font figure de mauvaises élèves à l’instar de La Creuse, du Cantal, et de la Nièvre.

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