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La folle épopée de Routine
Boursorama avec Pratique.fr07/12/2019 à 08:30

Horlogerie et crowdfunfing font particulièrement bon ménage. Sur la plateforme américaine KickStarter, par exemple, ce ne sont pas moins de 85 marques horlogères suisses qui se sont lancées entre 2017 et 2018. Des montres, plus ou moins chères, plus ou moins fabriquées sur le territoire national, mais toujours uniques et accompagnées d'une histoire singulière. Celle de Florian Chosson et sa marque Routine consiste à relocaliser les vieux métiers de l'horlogerie en France. Avec un certain succès.

iStock-Rudenkoi

Le crowdfunding : un « canal de distribution horlogère »

1 million de dollars ! C'est la somme qu'est parvenue à réunir la marque de montres Filippo Loreti, dès son lancement en 2015 aux États-Unis, sur la plateforme de financement participatif KickStarter. L'idée était pourtant très simple : proposer des montres de qualité pour 200 $ au lieu de 1000. Le succès a été tellement phénoménal que la marque a récidivé l'année suivante et récolté cette fois 5 millions de dollars pour lancer sa gamme luxe puis encore 2,7 millions cette année en quelques 8 petits jours de campagne sur la plateforme. Et les exemples foisonnent de ces campagnes à succès, aux États-Unis et partout dans le monde, comme le confirme Clément Meynier au journal Les Échos. Ce Jurassien, créateur des marques de montres Koppo et Depancel, qui a réussi à lever plus de 500 000 € pour lancer ses modèles explique que « la plateforme américaine KickStarter est devenue un canal de distribution horlogère à part entière ». Même s'il est quant à lui passé par KissKissbankbank. Car le phénomène gagne toutes les plateformes et de nouvelles montres apparaissent tous les jours. Même si elles ne survivront pas toutes, ces plateformes sont « le banc d'essai des futurs entrepreneurs » avance au journal économique Philippe Lebru, horloger et créateur d'Utinam, une boutique qui accueille de jeunes marques de montres à Besançon.

Routine : « une révolution à la française »

Une marque qui pourrait bien survivre, c'est Routine. Lui, c'est sur la plateforme française Ulule que Florian Chosson, ingénieur des Mines, a décidé de proposer son projet. Son idée, qu'il a d'abord racontée en live sur les réseaux sociaux à ses 1500 contacts, c'est de faire en sorte de ramener les métiers de l'horlogerie en France. L'argument semble convaincre puisque lorsqu'il dépose son projet sur la plateforme en septembre 2018, ses 100 montres Routine sont vendues en seulement quelques heures. Au terme de la campagne six semaines plus tard, 616 montres au total sont prévendues. Si l'objectif du 100 % made in France de Routine n'est pas encore totalement atteint, c'est tout de même 92 % du produit qui est fabriqué et assemblé dans 13 ateliers de l'hexagone. Fabrication du boîtier, du bracelet, des couronnes, usinage, polissage ou encore gravage sont assurés en France. Routine a même permis de faire réapparaître un métier, celui de cadranier, qui avait disparu de notre pays.

L'expertise française

Forte de 50 000 emplois dans les années 60, l'industrie horlogère ne compte aujourd'hui plus que 3000 emplois en France. Le pays reste toutefois le cinquième exportateur de composants horlogers dans le monde.

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