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L'encadrement des loyers est-il vraiment justifié?
Le Figaro30/11/2020 à 13:00

(Crédits photo : Adobe Stock -  )

(Crédits photo : Adobe Stock - )

Trois nouvelles grandes villes veulent encadrer les loyers. Comment y ont-ils évolué ces dernières années? 

Quatre nouvelles métropoles ont déposé, cette semaine, une demande pour pouvoir encadrer les loyers, comme la loi les autorise depuis deux ans. Parmi elles, trois font partie du top 10 des villes les plus peuplées de France: Lyon (Villeurbanne compris), Bordeaux et Montpellier. Elles auraient pu être cinq mais Marseille et Strasbourg ont finalement abandonné leur projet, estimant que leurs loyers n'avaient pas tant grimpé que cela. Un premier camouflet pour le gouvernement.

L'objectif du dispositif est bel et bien de freiner l'envolée des loyers. Pourtant, même les villes qui veulent le mettre en place, le reconnaissent. «Il ne faut pas fantasmer sur cette mesure. On n'est pas en train de dire qu'on va baisser les loyers», prévient Renaud Payre, vice-président chargé de l'habitat à la métropole. Avec le concours de Meilleurs Agents, Le Figaro a souhaité vérifier si les loyers avaient flambé à Lyon, Bordeaux et Montpellier, justifiant sa mise en place.

Verdict? Le bilan est mitigé. Excepté à Montpellier (moins de 1% de hausse par an), ils ont, il est vrai, fortement augmenté à Bordeaux et Lyon ces trois dernières années: respectivement +7,1% et +11%, selon Meilleurs Agents. Soit des hausses moyennes annuelles de 2,4% et de 3,7%. «Bordeaux et Lyon ont connu une telle pression sur les prix ces 3-4 dernières années que beaucoup de ménages ont dû se résoudre à louer plutôt qu'acheter. La pression a du coup basculé sur la location», décrypte Thomas Lefebvre, directeur scientifique de Meilleurs Agents.

Mais les envolées des loyers sont retombées comme un soufflé. Et ce, avant même que l'encadrement n'ait été ne serait-ce qu'envisagé. Le meilleur exemple, c'est Bordeaux. Non seulement les loyers ne grimpent plus mais ils ont même... reculé: de 0,6% sur un an (à 15,1 euros par m²), selon Meilleurs Agents. Un schéma identique à celui des prix de l'immobilier bordelais (+7,6% en 3 ans et -0,4% sur un an). À Lyon, les loyers ont ralenti (2,8% sur un an à 15,9 euros le m² contre +3,7% par an ces 3 dernières années).

Le flop se confirme à Paris

À Montpellier, ville estudiantine par excellence, ils sont plus que jamais stables, à en croire le spécialiste de l'estimation immobilière. Et pourtant, la métropole n'en démord pas. «Le prix du m² dans un logement privé est deux fois plus élevé que dans le social. Il y a tout une partie des ménages, issus des classes moyennes essentiellement qui ne peut se loger», dénonce René Revol, vice-président de la métropole de Montpellier, cité par France 3.

L'argument se défend bien entendu mais là encore, l'encadrement des loyers n'est pas le dispositif adapté pour faire baisser les loyers. Construire plus de logements en est un, en revanche. Et il est de la responsabilité des maires qui ont le pouvoir de délivrer des permis, comme l'a rappelé la ministre chargée du Logement cette semaine. «Encadrer les loyers est une mesure louable mais a-t-on pensé à mesurer les impacts à long terme d'un tel dispositif?, s'interroge Thomas Lefebvre. Des questions peuvent se poser sur la motivation des bailleurs à investir dans l'immobilier et l'entretien des logements. Par ailleurs, les loyers de référence appliqués aujourd'hui ne reflètent pas assez l'hétérogénéité du marché. Il faudrait davantage prendre en compte l'ensemble des caractéristiques impactant la valeur du loyer.» Dernier camouflet pour l'encadrement des loyers? À Paris, durant les six mois qui ont suivi l'entrée en vigueur du dispositif le 1er juillet, les loyers ont reculé de 2,6 points. Un an plus tard, la baisse a déjà été annulée...

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