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Indre : quand la concurrence entre tziganes et agriculteurs fait flamber le prix de la terre
Boursorama avec Newsgene20/05/2019 à 10:42

Indre : quand la concurrence entre tziganes et agriculteurs fait flamber le prix de la terre

Un terrain de 262 hectares dans la région de la Brenne, en Indre, est courtisé à la fois par des Tziganes et des agriculteurs. Résultat : le prix de l'hectare, qui était de 3 000 euros en moyenne dans le secteur, a déjà atteint 7 000 euros. Et ce n'est peut-être pas fini.

Tziganes et agriculteurs se disputent un terrain de 262 hectares dans la région de la Brenne (Indre). Les premiers veulent organiser un lieu de rassemblement évangélique dans cette zone isolée s'étendant sur trois communes. Les seconds y cultiver la terre.

Le projet de « Vie et Lumière » , la mission évangélique des tziganes de France, avait été écarté une première fois fin avril, plusieurs agriculteurs ayant fait état de leurs droits de préemption avant la vente initialement prévue. Mais Joseph Charpentier, animateur de la communauté évangélique, a affirmé à l'AFP son intention de surenchérir sur les propositions des agriculteurs.

De 3 000 à 7 000 euros l'hectare

Ce projet a donc entraîné une soudaine hausse des prix du terrain. L'hectare de terre agricole, qui valait en moyenne 3 000 euros, a déjà atteint le prix record de 7 000 l'hectare dans cette affaire, avant le surenchérissement annoncé. En attendant, Joseph Charpentier a obtenu du ministère de l'Intérieur, comme les années précédentes, la mise à disposition d'une ancienne base aérienne désaffectée qui lui permettra de réunir sa communauté en août.

Ces rassemblements pentecôtistes durent une semaine et sont organisés tous les six mois dans différentes régions de France. Un terrain semblable appartient déjà à la communauté à Nevoy, près de Gien (Loiret), où les fidèles se retrouvent tous les semestres pour des veillées, des baptêmes et des cérémonies. Celles-ci rassemblent, selon des participants, environ 5 000 caravanes et plus de 20 000 personnes.

Un dossier sensible

« On aurait voulu faire capoter ce dossier, on ne s'y serait pas pris autrement », considère Jean Paul Chanteguet, ancien député et président du Parc national de la Brenne. « C'est incompréhensible !, dit-il. Aucun contact avec aucun élu », tant de la part de la Préfecture que des tziganes, avant le lancement du projet, déplore-t-il.

« Les citoyens sont partagés », reconnaît ce rare élu local à accepter de parler à un journaliste. D'un côté, il y a ceux qui craignent les conséquences de cette arrivée massive et, de l'autre, ceux qui y voient une manne économique. « Certains pensent que d'autres font preuve de racisme et de xénophobie. Pour bien les connaître, je ne le pense pas », assure-t-il.

8 commentaires

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  • kram123
    20 mai14:53

    je me demande comment ils peuvent acheter, d'ailleurs je me demande comment ils s'achetent leur caravane aussi !!!!!

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