Bienvenue sur le nouveau Boursorama. Découvrez tout ce qui a changé
  1. Aide
    1. Espace client
    2. Connexion
Accès membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Il faut 9 millions par an aux frères Vogüé pour entretenir Vaux-le-Vicomte

Le Figaro28/01/2015 à 18:17

VIDÉO - Survol en drône de la propriété de Nicolas Fouquet, le surintendant de Louis XIV dont on fête cette année le 400e anniversaire. Découvrez le plus grand château privé classé de France et ses 33 hectares de jardins dessinés par Le Nôtre.

«Vous êtes venus voir comment on s’en sortait?» La boutade de Jean-Charles de Vogüé résume une partie du quotidien des frères qui gèrent aujourd’hui Vaux-le-Vicomte. Jean-Charles et Alexandre de Vogüé, deux faux jumeaux, travaillent ensemble pour faire vivre la demeure de famille, celle où ils ont grandi. «Notre père nous a passé le flambeau il y a un peu plus de deux ans ; notre troisième frère, lui, travaille à l’extérieur, dans le monde de l’événementiel et du théâtre», explique Alexandre, qui a longtemps bourlingué autour du monde, avant de revenir au bercail.

Il n’a pas le profil classique du châtelain. Guide de haute montagne, il a eu sa «période rebelle», celle qui l’a fait vivre au Canada, en Patagonie puis à Chamonix et crapahuter dans les Rocheuses, au Pakistan ou dans l’Himalaya. «Un jour, je me suis demandé si je continuais ma vie de saltimbanque ou si je faisais face à un certain devoir familial, et je suis revenu.»

Son frère Jean-Charles, en charge du développement commercial, l’avait devancé. Après avoir travaillé chez Nike, il a épaulé une dizaine d’années son père, Patrice de Vogüé, qui a organisé la gestion du domaine comme celle d’une entreprise et a ouvert le château au public en 1968.

Aux deux fils maintenant de poursuivre l’aventure, car c’en est une. Vaux-le-Vicomte, ce sont 2,5 hectares de toitures, 33 hectares de jardins à la française dessinés par André Le Nôtre et 500 hectares clos de murs à une soixantaine de kilomètres de Paris.

«Nous avons aussi 500 hectares de terres céréalières autour», précise Alexandre, néochâtelain peu conventionnel. Très attentif à l’environnement, il fait sien le combat de Jean de Lambertye, le président de La Demeure historique, quand il fustige «ces éoliennes, visibles à plus de 10 kilomètres et quidénaturent le paysage».

Les deux frères ont décidé de faire de 2015 l’année Fouquet. Pour célébrer le 400ème anniversaire de la naissance du superintendant, ils ont prévu des festivités et notamment une représentation cet été de la pièce de Molière, Les Fâcheux, créée à Vaux.

Jardins aux buis impeccables, perspective insolente. Dès que l’on pénètre dans l’enceinte du château, le regard peut se porter tout au bout des jardins ; en poussant plus loin, on finit par voir le château se refléter dans un bassin et on découvre, surpris, le grand canal jusqu’alors caché. Ascension du dôme que l’on atteint par un petit escalier en colimaçon et d’où l’on surplombe le domaine, sortie par les cuisines… L’expérience vaut le coup d’œil. Il est facile d’être transporté par les lieux.

«Vous avez remarqué la qualité de l’air, le silence? Ce que nous disent nos visiteurs, c’est qu’ils se sentent bien ici, que c’est un château à taille humaine», confie Alexandre de Vogüé. Comprenez: loin des fastes et des files d’attente de Versailles… «Ce qui fait le charme de Vaux, c’est sa mesure, rassurante. Que l’on ait fait des études d’art ou pas, ici on est frappé par la perspective, la lecture du paysage est simple et touche tout le monde grâce à la mise en scène de Le Nôtre. Le jardin est l’ultime pièce du château et elle donne du plaisir.»

A Vaux-le-Vicomte, les talents se sont conjugués: l’architecte Louis Le Vau, le jardinier André Le Nôtre et le peintre Charles Le Brun ont créé le domaine. Et, aujourd’hui encore, quand on arrive au bout de la longue allée de platanes, en voiture ou après avoir pris une navette depuis la gare de Melun, le temps semble bel et bien s’être arrêté.

Mais entretenir une telle propriété ne s’improvise pas.«Nous souffrons encore d’une image poussiéreuse de châtelains, mais nous sommes avant tout des entrepreneurs. Nous employons 70 personnes, dont seulement 8 jardiniers pour 33 hectares de jardins à la française, et pourtant ils sont impeccables», insiste Alexandre de Vogüé. «Dans les monuments publics, la masse salariale n’est pas comptée dans le budget, c’est une différence énorme ; chez nous, la masse salariale représente 3,5 millions d’euros», explique-t-il.

Comme ses parents, il habite le château: avec son épouse, il a investi les communs. Il a retrouvé la maison de son enfance, un bonheur qu’il déguste: «Prendre le café avec cette perspective, vous imaginez…»Et il ne rechigne pas à mettre la main à la pâte en «utilisant» un peu de sa vie d’avant: «Quand il faut changer des ampoules sur les façades, je m’encorde et je grimpe!»

Le budget annuel de Vaux-le-Vicomte s’élève à 9 millions d’euros par an et les subventions reçues représentent seulement 4 % de ce montant.«Le mécénat est l’avenir de Vaux, la fortune familiale ne peut suffire, il faut faire appel à la générosité du public», lâche Alexandre de Vogüé. Pour équilibrer les comptes et mener à bien les restaurations nécessaires, il faudrait collecter 500.000 euros de dons par an. En 2015, la famille «attaque» la restauration des statues, un chantier qui durera trois ans pour lequel elle fait appel au mécénat privé auprès des entreprises, mais aussi des particuliers, grâce à La Demeure historique.

C’est d’ailleurs grâce à un mécène, Saint-Gobain, que le château a retrouvé la «transparence» des origines. Au XVIIe siècle, les trois arcades du château n’étaient fermées que par des grilles (on imagine les courants d’air). De grandes baies vitrées ont été installées et ont permis de retrouver la perspective d’antan. «Il est maintenant possible de voir la statue d’Hercule 1,5 kilomètre plus loin, au fond du parc, dès que l’on entre dans la propriété», se réjouit Alexandre de Vogüé.

Équilibrer les comptes est un casse-tête permanent

Le défi des deux frères consiste non seulement à faire rayonner le château, à préserver ce patrimoine, mais aussi à équilibrer les comptes: «Nous n’y sommes pas encore.»Ils y parviennent à peu près pour l’exploitation courante, mais pas pour les investissements ni pour les grands travaux. Il manque environ 400.000 euros par an. Les destinées de la famille et du château sont liées depuis que l’aïeul, Alfred Sommier, industriel et amateur d’art, acquit Vaux-le-Vicomte en 1875. Mais la famille ne peut plus, comme jadis, renflouer les comptes en puisant dans sa fortune.

Elle doit donc parfois différer certaines dépenses ou pire, vendre une œuvre secondaire... Alors, pour faire vivre les lieux, il faut multiplier les initiatives. Le château accueille environ 300.000 visiteurs chaque année. Les visites aux chandelles imaginées par Patrice de Vogüé sont un succès. Elles permettent chaque samedi soir, de mai à octobre, de découvrir le château nimbé d’une douce lumière, paré de 2000 chandelles. Les rendez-vous sont nombreux et il y en a pour tous les goûts. Les enfants peuvent enfiler des costumes pour mieux jouer aux châtelains. En février, les Foulées de Vaux-le-Vicomte réunissent les fans de cross (1500 cette année, 2000 attendus en 2015). Et une fois par an, avant l’été, ce sont 4000 passionnés qui viennent, en costume, de toute l’Europe pour une journée Grand Siècle. Chasse aux œufs de Pâques, Fête du chocolat en novembre, Noël au château avec des sapins et des pièces décorées pour l’occasion, les festivités se succèdent dans un château ouvert 300 jours par an.

Cadre de rêve, il accueille aussi mariages, dîners et séminaires. Lakshmi Mittal, le magnat de l’acier, y maria avec faste sa fille Vanisha en 2004. Trois ans plus tard, Tony Parker s’unit dans ce cadre somptueux à l’actrice Eva Longoria. Des Saoudiens, des Indiens ont déjà investi les lieux pour des mariages. Et les palaces parisiens envoient de riches étrangers faire des visites éclair, rejoignant Vaux en hélicoptère. Mais la famille est vigilante et veille de près à l’image de Vaux-le-Vicomte. Déterminée à éviter les Èfêtes trop bling-bling ou les jeux télévisés, elle s’interroge. Faut-il installer un petit train qui faciliterait la promenade de certains visiteurs? La question n’est pas tranchée, pour l’instant des voiturettes électriques acheminent silencieusement ceux qui le souhaitent le long des allées rectilignes.

Les cinéastes ont, eux aussi, tourné bien des images entre ces murs, sans qu’il soit toujours possible de les reconnaître. Des scènes de Moonraker (James Bond) ou de L’Homme au masque de feravec Leonardo DiCaprio viennent de là. Mais ce n’est qu’une partie de l’histoire que veulent écrire les frères Vogüé, déterminés à une exploitation raisonnable de l’image du château. Pour eux, l’avenir de Vaux-le-Vicomte est ailleurs. Une conservatrice vient d’être engagée pour protéger, pérenniser, faire connaître les collections et travailler avec des écoles d’art. Un jour, les deux frères espèrent organiser une exposition temporaire qui rassemblerait les collections éparpillées de Nicolas Fouquet.

Pour continuer l’œuvre de leur père, ses fils ne manquent pas d’idées. «Lechâteau est encore trop peu connu des habitants d’Ile-de-France»,regrette Alexandre de Vogüé. Pour attirer les Parisiens, il compte organiser des événements culturels. Objectif: accueillir 400.000 visiteurs par an d’ici à 2020. L’année prochaine sera célébré le 400e anniversaire de la naissance de Fouquet. L’occasion de découvrir ou de renouer avec ce lieu fascinant.

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Les Risques en Bourse

Fermer

Note d'information importante

Chère Cliente, Cher Client,

Nous souhaitons vous donner quelques règles à suivre pour investir dans les meilleures conditions et vous présenter les risques potentiels auxquels vous êtes susceptibles d'être exposés.

Vos connaissances, Votre profil d'investisseur
Tout d'abord évaluez vos connaissances boursières et financières et formez-vous en consultant le Guide de l'Investisseur, véritable introduction à la bourse et à l'épargne qui est disponible sur votre site Boursorama Banque sous la rubrique «Aide/Formation».
Définissez ensuite votre profil d'investisseur (prudent, équilibré, dynamique) et vos objectifs (durée de placement, rentabilité …). Ce constat vous permettra de vous orienter vers les produits et les marchés qui vous sont le mieux adaptés.

Pensez à vos besoins de liquidité
Adaptez votre durée de placement (1 mois, 1 an, 5 ans, …) à vos besoins de liquidités (projets, impôts …) et en tout état de cause, n'investissez pas en Bourse une partie trop importante de votre patrimoine.

La composition de votre portefeuille
Etudiez la composition de votre portefeuille : diversifiez vos placements afin de réduire au maximum le risque inhérent à un support ou à un secteur en particulier et n'investissez pas dans les produits optionnels (warrants, certificats), fortement risqués, si votre portefeuille n'est pas suffisamment important.

Connaître la vie des Sociétés
Renseignez-vous sur la société au sein de laquelle vous envisagez d'investir (actualités, santé financière, opérations à venir, …).

Agir en connaissance de cause
Soyez conscient des risques auxquels vous êtes exposés : de fait, si certains produits (actions volatiles, warrants, certificats, future…) ou certains modes d'investissement (Service de Règlement Différé) augmentent les espérances de gain, ils accroissent aussi fortement le risque de perte (totale). Ainsi, une connaissance technique préalable approfondie est requise, c'est pourquoi nous conseillons aux néophytes de s'écarter de ce type de produits.

Des risques différents selon les marchés
Prenez connaissance des caractéristiques des marchés sur lesquels vous allez investir : vous êtes confrontés à un risque variable (liquidité, volatilité, niveau d'information, change…) selon les marchés sur lesquels vous décidez d'intervenir (Premier Marché, Second Marché, Nouveau marché, Marché Libre, Marché étranger…).

Figez vos pertes
Enfin, la règle d'or à retenir est de savoir figer ses pertes : à vous de définir le montant de perte acceptable dès le début et une fois ce niveau atteint agissez en conséquence.

En appliquant ces quelques règles de bonnes conduite vous serez à même de mieux appréhender votre risque lorsque vous allez investir sur les Marchés

Un ensemble de cours complets sur la Bourse est également mis à votre disposition gratuitement et que vous pouvez retrouver sur votre site Boursorama Banque dans la rubrique «Aide/Formation». Si des questions resteraient en suspend, n'hésitez pas à contacter votre agence qui est à votre disposition.

Cordialement,
L'équipe de Boursorama Banque.