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FIP/FCPI : l’année blanche ne remet pas en cause l’intérêt de la défiscalisation
information fournie par Le Particulier30/11/2018 à 11:26

Panumas Yanuthai/Shutterstock / Panumas Yanuthai

Panumas Yanuthai/Shutterstock / Panumas Yanuthai

Avec la mise en place du prélèvement à la source, votre impôt théoriquement dû au titre de vos revenus 2018 sera effacé. Pour autant, souscrire avant la fin de l’année dans une optique de défiscalisation à des Fonds Commun de Placement dans l’Innovation (FCPI) ou d’Investissement de Proximité (FIP) reste intéressant. En effet, vous bénéficierez de l’avantage fiscal octroyé en 2019.

Investir sur les FIP/FCPI en 2018 permettra de réduire votre impôt en 2019

Au 1er janvier 2019, le prélèvement à la source entrera en vigueur. Pour éviter une double taxation sur les revenus de 2018 (en décalé) et sur ceux de 2019 (à la source), un mécanisme particulier a été mis en place. Il s’agit du Crédit d’Impôt de Modernisation du Recouvrement (CIMR). Ce dernier va effacer votre impôt dû au titre de 2018. On parle d’«année blanche».

Dans ce contexte, certains particuliers sont tentés de ne pas avoir recours aux outils de défiscalisation pour l’année en cours. Puisqu’il n’y a pas d’impôt, l’intérêt d’obtenir une réduction ou un crédit d’impôt est nul, à les entendre. Voilà qui est faux.

Ainsi, à quelques semaines de la fin de l’année, investir sur des FIP ou des FCPI pour réduire vos impôts demeure intéressant. D’une part, tous les revenus de 2018 ne sont pas exonérés. Les revenus exceptionnels, par opposition aux revenus habituels et réguliers, restent imposés. Il peut donc être intéressant de souscrire des FIP ou des FCPI pour réduire cet impôt. D’autre part, même si votre impôt est nul au titre de 2018, les réductions et crédits d’impôts obtenus cette année donneront droit à un remboursement à l’été 2019.

La réduction d’impôts doit respecter trois différents plafonds

La réduction d’impôts liée à la souscription de parts de FIP et FCPI est égale à 18 % des sommes investies (38 % pour les FIP Corse ou outre-mer) si vous les conservez pendant cinq ans. Toutefois, vous ne pouvez investir plus de 12.000 € pour une personne seule (24.000 € pour un couple) sur chaque catégorie (FIP et FCPI). Ainsi, votre réduction d’impôts est limitée à 2.160 € pour une personne seule (4.320 € pour un couple).

En outre, ces réductions d’impôts entrent dans le plafonnement global des niches fiscales, lequel s’élève à 10.000 € par an. Si vous bénéficiez d’autres avantages fiscaux (frais de garde d’enfants, investissement forestier, CITE…), veillez donc à ce que votre souscription de FIP ou de FCPI ne vous amène pas à dépasser le plafonnement global de 10.000 €.

Enfin, sachez que si la réduction d’impôt liée à votre souscription est supérieure au montant de votre impôt, l’excédent ne sera pas remboursé, ni reportable les années suivantes. Ainsi, au titre de 2018, votre impôt théorique, effacé par le CIMR, constitue un plafond.

Quelles sont les différences entre les FCPI et FIP?

Les FIP comme les FCPI permettent d’investir dans des PME. Toutefois, les premiers doivent sélectionner des entreprises réalisant moins de 50 M € de chiffre d’affaires, affichant un bilan inférieur à 43 M €, localisées dans une zone géographique définie et n’employant pas plus de 250 personnes. En outre, au moins 20 % de leurs investissements doivent être réalisés dans des sociétés ayant moins de huit ans d’existence. Les obligations des FCPI sont moins nombreuses: ils doivent investir à hauteur de 60 % dans des entreprises innovantes ayant moins de 2.000 salariés. Les FIP Corse et outre-mer sont des FIP spécifiques, centrés sur ces régions et offrant une réduction d’impôts plus élevée (38 %).

L’avantage fiscal ne doit pas constituer le seul objectif

Investir sur un FIP ou un FCPI permet d’obtenir une réduction d’impôts. Toutefois, celle-ci n’est pas le seul élément à prendre en compte. En effet, ces produits de placement peuvent générer des plus-values comme des moins-values. Dans certains cas, les pertes peuvent même être supérieures à l’avantage fiscal.

Dès lors, il est important de faire preuve de sélectivité. Pour commencer, les FIP et FCPI des sociétés de gestion ayant déjà fait leur preuve sont à privilégier. Ainsi, vérifiez les performances des fonds déjà arrivés à échéance. Dans un deuxième temps, soyez vigilant sur les frais appliqués à la souscription puis année après année. Des frais trop importants peuvent considérablement peser sur la performance finale d’un fonds. Enfin, veillez à ce que les FIP et FCPI ne viennent pas déséquilibrer votre patrimoine. Ainsi, ils ne doivent pas représenter plus de 10 % de vos avoirs financiers.

En dépit de l’année blanche, il est encore temps de souscrire des FIP et des FCPI pour réduire votre imposition avec un impact décalé en 2019. Toutefois, l’avantage fiscal ne doit pas vous conduire à ignorer certaines règles de prudence.

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