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Assurance : à quelles augmentations tarifaires faut-il s'attendre en 2022 ?
information fournie par Moneyvox14/10/2021 à 09:00

Les tarifs des assurances vont-ils augmenter en 2022 ? ( Crédits: © New Africa - stock.adobe.com)

Les tarifs des assurances vont-ils augmenter en 2022 ? ( Crédits: © New Africa - stock.adobe.com)

Gaz, électricité, carburant… la liste des prix qui augmentent ne cesse de s'allonger. Et en 2022, les contrats d'assurance habitation et auto pourraient aussi venir s'y ajouter. Gare à la facture !

Par MoneyVox,

Jusqu'à 3,5 % d'augmentation : voici ce qui attend peut-être les consommateurs en 2022 pour leurs contrats d'assurance. Plusieurs experts du secteur se sont prêtés au jeu des prévisions pour les assurances auto et les multirisques habitation. À quelle facture finale faut-il s'attendre ? Quelles sont les raisons qui justifient ces augmentations tarifaires ? Eléments de réponse.

L'assurance auto : entre concurrence acharnée et boom du prix des pièces

Selon les prévisions les plus pessimistes, les cotisations d'assurance auto pourraient grimper jusqu'à 2 % en 2022. Cyrille Chartier-Kastler, président fondateur du cabinet Facts & Figures, tempère toutefois ses propos pour les clients d'assureurs mutualistes : "les mutualistes […] seront proches d'une variation de 0% quand les compagnies traditionnelles pourraient elles pousser jusqu'à 2%". Même tableau pour Addactis qui table sur 2 % d'augmentation générale, tandis que Fabien Soccio, expert assurance de Meilleurtaux, donne une lueur d'espoir aux assurés avec une prévision de 1 %.

La hausse des tarifs des assurances auto n'est pas sans raison. Les véhicules changent : les SUV gagnent toujours plus de terrain, tout comme les véhicules électriques, et l'électronique est partout. De fait, le prix des pièces détachées explose avec +3,6 % d'augmentation annuelle moyenne entre 2012 et 2020. Comptez jusqu'à 780 euros pour un simple rétroviseur selon Facts & Figures, et plus de 800 euros pour un pare-brise. La situation devrait s'améliorer avec la levée du monopole des constructeurs dans la commercialisation des pièces détachées visibles.

En attendant, la seule variable qui permet de limiter le boom des tarifs des assurances auto est la concurrence effrénée qui existe dans ce secteur. Les acteurs en ligne proposent des formules à bas prix. Les banques aussi multiplient les propositions agressives pour gagner des parts de marché, boostées par la puissance de leur force commerciale et de leur réseau d'agences.

A lire aussi : Assurance auto, habitation et santé : allez-vous payer plus cher en 2021 ?

Multirisques habitation : les aléas climatiques mènent la vie dure aux assurés

L'augmentation tarifaire la plus importante devrait concerner les contrats d'assurance habitation. En moyenne, la cotisation annuelle pour protéger son logement devrait ainsi atteindre 270 euros selon le cabinet Facts & Figures, qui mise sur une augmentation de 1 à 1,5 %. Mais d'autres experts sont moins optimistes. C'est le cas d'Addactis qui prévoit un boom de 3,5 % des prix sur 2022. À l'opposé de cette vision, Olivier Moustacakis, du comparateur Assurland.com, prévoit une hausse identique à celle de 2020, soit seulement 0,2 %. Il reste donc encore délicat de savoir qui aura raison au jeu des estimations. Une chose est sûre : une augmentation des cotisations aura bel et bien lieu.

Depuis plusieurs années, les assureurs sont confrontés à un problème d'envergure : les aléas climatiques deviennent de plus en plus fréquents, et de plus en plus violents. Pour indemniser leurs clients, il leur a fallu débourser près d'un milliard d'euros par an en moyenne entre 2016 et 2020. Avec le changement climatique, de telles sommes ne sont plus exceptionnelles, mais deviennent la norme. Les compagnies d'assurance doivent donc aligner leurs tarifs avec le risque réel qu'elles supportent, d'où un rattrapage progressif sur les prix pratiqués. Dans un même temps, la taxe qui alimente le fond qui permet à l'Etat de rembourser les victimes de catastrophes naturelles augmente aussi. Alors qu'elle représentait seulement 5,5 % du montant payé par les assurés, elle est désormais de 12 %, et pourrait même atteindre 20 % au cours des prochaines années.

2 commentaires

  • 14 octobre10:23

    on laisse construire n importe n importe comment souvent en zone inondable même sans permis et les élus sont tous corrompus


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