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Un chèque alimentaire pour quels produits, pour qui, de combien ?
information fournie par Le Figaro23/02/2021 à 18:10

Le gouvernement «finalise» ce dispositif annoncé il y a deux mois pour permettre aux plus démunis de manger des produits sains, et aux agriculteurs de vivre.

Pour faire face à la crise sociale générée par la crise sanitaire, le gouvernement planche actuellement sur la création d'un «chèque alimentaire». Une proposition de la Convention citoyenne pour le climat et qui avait reçu l'aval présidentiel en décembre. L'objectif : offrir aux plus précaires un accès à des produits alimentaires frais, de qualité, tout en aidant aussi les producteurs en difficulté.

Le ministère de l'Agriculture et Bercy sont en train de définir les contours de cette aide. Plusieurs scénarios sont à l'étude. «Nous sommes en cours de finalisation de ce dispositif, il y a un gros travail de fait avec les députés», a indiqué mardi matin sur RTL, Julien Denormandie, le ministre de l'Agriculture. Pour le moment, que sait-on déjà de la forme que prendra cette aide ? Element de réponse.

Quels produits seraient concernés ?

Cette aide nutritionnelle a pour vocation de permettre «à chacun d'avoir accès à des produits de qualité, des produits frais et locaux», a rappelé Julien Denormandie, mardi matin sur RTL. «L'idée, c'est d'aller chez des producteurs locaux pour avoir accès à ces produits frais et locaux». Dans un entretien à Ouest France, publié le 16 février, le député LREM de Paris, Mounir Mahjoubi, détaillait la position adoptée par le bureau exécutif de la majorité qui souhaite favoriser «des produits frais à signe de qualité – type bio ou labels – avec une priorité sur les fruits et légumes». Ils souhaitent aussi que «85 % de l'argent investi» revienne «ensuite aux agriculteurs».

Sous quelle forme ?

Le gouvernement doit trancher entre plusieurs projets. L'un est défendu par le ministère de l'Agriculture, Julien Denormandie, qui propose de créer un chèque ou une carte alimentaire qui pourrait être dépensée dans petits commerces ou grandes surfaces. Une position similaire défendue par le député LREM Mounir Mahjoubi. De son côté Bercy défend une autre option : que cette aide soit gérée et distribuée par les CCAS (centres communautaires d'action sociale).

Pour quel budget ?

L'option budgétée par le ministère de l'Économie serait de 200 à 300 millions d'euros, selon Les Échos . Tandis que celle défendue par le ministère de l'Agriculture coûterait entre 2 et 4 milliards d'euros. Troisième scénario envisagé par Mounir Mahjoubi, s'élèverait «de quelques centaines de millions à deux milliards d'euros». Une aide qui pourrait représenter un chèque de «30 à 60 euros par famille», selon le député LREM.

Qui pourrait en bénéficier ?

Cette aide irait à des personnes aux revenus modestes, jeunes, familles. Mais sous quelles conditions ? Rien n'est encore tranché. Du côté de Bercy, l'idée serait de cibler les 5 millions de personnes qui ont accès aux dispositifs des CCAS (Centres communaux d'action sociale). «La véritable cible se situerait entre six et huit millions» de bénéficiaires vise plutôt le député Mounir Mahjoubi.

D'après une étude du CSA pour les banques alimentaires, plus de 2,1 millions de personnes bénéficient de l'aide alimentaire en ce début d'année 2021. Plus de la moitié (51%) a déclaré avoir recours à l'aide alimentaire depuis moins d'un an. De son côté, le Secours Catholique estime à 8 millions le nombre de personnes ayant besoin actuellement de l'aide alimentaire pour vivre, contre 5 millions en 2018.

A condition d'aider aussi les agriculteurs

Pour les agriculteurs, cette aide sociale devra impérativement aider aussi les producteurs en difficulté. La FNSEA (syndicat majoritaire des agriculteurs), qui défend une forme de «carte à puce» ou de «chèque» distribué par les CCAS, propose que ce coup de pouce financier permette par exemple aux plus précaires de dépenser 5 euros par jour dans des magasins de producteurs, des marchés locaux ou dans les rayons de produits régionaux des supermarchés. «C'est de l'argent public, il ne faut pas le dépenser pour acheter des produits importés, le but serait de développer des filières locales pour aider ces populations-là», souligne le syndicat, cité par l'AFP.

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