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Les Français se ruent sur les masques FFP2
information fournie par Le Figaro05/02/2021 à 10:09

(Crédits photo : Pixabay - Antonio Cansino  )

(Crédits photo : Pixabay - Antonio Cansino )

Pour se protéger contre les nouveaux variants, les Français ont massivement acheté des masques FFP2 depuis la mi-janvier.

Les masques FFP2 ont le vent en poupe. Le 18 janvier, le Haut conseil de santé publique (HCSP) a déconseillé les masques en tissu faits maison face aux nouveaux variants anglais et sud-africain. Quelques jours plus tard, le 27 janvier, un décret paru au Journal Officiel précise que seuls les masques chirurgicaux, les masques FFP2 ou, plus filtrants, les FFP3, ainsi que certains masques réutilisables respectant plusieurs niveaux de performances sont considérés comme des protections suffisantes. Dans le même temps, l'État allemand de Bavière impose le masque FFP2 dans les transports et les commerces, suivi par l'Autriche.

Résultat : les Français se ruent vers les masques les plus efficaces, avec un niveau de filtration de 94%.

«On a constaté un vrai report des achats de masques, aujourd'hui on ne vend quasiment plus de masques en tissu ou chirurgicaux», observe Pascal Fontaine, directeur commercial des pharmacies Lafayette, réseau de 220 parapharmacies et pharmacies. «En décembre, nous avons vendu 3000 masques de type FFP2, en janvier nous en avons vendu 250 000», détaille-t-il. Cette explosion des ventes s'explique principalement par les annonces depuis la mi-janvier, avec des ventes «multipliées par 10 entre la semaine 2 (du 8 au 14 janvier) et la semaine 3 (du 15 au 21)», poursuit Pascal Fontaine. Un phénomène également observé à la pharmacie Citypharma, dans le sixième arrondissement de Paris, où les ventes de masques FFP2 ont été «multipliées par cinq ou six depuis la mi-janvier».

Si Pascal Fontaine ne s'inquiète pas pour son approvisionnement, ce n'est pas le cas de Gilles Bonnefond, président de l'union des syndicats de pharmaciens d'officine (USPO). «Si ça continue comme ça, on pourrait avoir une pénurie, les fabricants ne sont pas calibrés pour approvisionner toute la population», estime-t-il. Pour répondre à cette demande, la production est effectivement repartie à la hausse. Gilles Bonnefond relativise toutefois : «en cas de tension, l'État pourrait réquisitionner les masques FFP2 pour le personnel soignant, comme au début de la crise».

En mars 2020, alors que les masques se faisaient rares, la France en commandait des millions à la Chine, et chaque nouvel arrivage était directement destiné aux soignants. La vente de masques FFP2 n'a été autorisée pour le grand public qu'à partir de la mi-juillet. Désormais, il est donc bien plus facile de se les procurer : ils sont disponibles en pharmacie, dans les magasins de bricolage, fournisseurs de matériel médical ou sur Internet.

Les masques FFP2 restent toutefois plus chers que les masques chirurgicaux, même si le prix a largement baissé depuis le mois de septembre. Au cœur de la crise, leur prix pouvait atteindre 10 euros. Aujourd'hui, leur prix avoisine plutôt les 1 ou 2 euros l'unité, ce qui reste en moyenne près de dix fois plus cher qu'un masque chirurgical. Par ailleurs, ces masques sont moins confortables, «on peut se sentir un peu plus étouffé, comme ils ont un degré de filtration supplémentaire», explique le directeur commercial des pharmacies Lafayette. De son côté, Gilles Bonnefond rappelle que ces masques protègent celui qui le porte, tandis que le masque chirurgical sert à protéger les autres.

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