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Le prix du bois sur pied en baisse
information fournie par Boursorama avec LabSense 22/08/2024 à 08:30

Même s'il reste toujours élevé, le prix du bois sur pied en forêt privée a baissé de 10 % en 2023, toutes essences confondues. Différents facteurs expliquent ce recul après deux années favorables pour le secteur.

Le prix du bois sur pied en baisse-iStock-Etoilepolaire.jpg

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Une filière bois déficitaire en 2022

Selon l'indicateur 2024 du prix de vente en forêt privée, le prix du bois sur pied était en 2023 de 84 € par m3, contre 94 € en 2022. Il s'agit de la première baisse depuis les années Covid, après lesquelles on avait observé des hausses spectaculaires (+ 34 % en 2021 et + 17 % en 2022). Malgré la baisse, les cours restent supérieurs de 5 % à ceux de 2021, et, selon les chiffres de l'interprofession nationale France Bois Forêt, continuent à s'inscrire dans la tendance à la hausse de ces 10 dernières années. En 2022, 39,9 millions de m3 de bois ont été commercialisés, dont les 2/3 provenaient des forêts privées. Celles-ci représentent 75 % des 17,1 millions d'hectares de forêts implantées en France métropolitaine. Selon l'ONF (Office national des forêts), les forêts publiques affichent une baisse plus modeste (- 3 %), avec un prix moyen de 80 €/m3. Quant aux forêts domaniales, propriété de l'État, les prélèvements de bois ont baissé de 10 % de 2022 à 2023 (avec 4,3 millions de m3 en 2023), chute due, selon l'ONF, aux effets du changement climatique. Cette fragilisation des écosystèmes forestiers a divisé par deux en dix ans leur capacité de stockage du CO2 (absorption de 31,2 millions de tonnes en 2021 contre 57,7 millions dix ans plus tôt). Ce phénomène alerte les autorités publiques et soulève la question de la sauvegarde des forêts en France. La filière bois est donc globalement très déficitaire, avec - 9,5 milliards d'euros en 2022, les exportations françaises étant limitées au bois brut, et les importations aux meubles, bois de sciage et papier/carton.

Un cours du bois variable selon les essences

Ce reflux s'explique principalement par l'inflation, le renchérissement du crédit et le ralentissement dans le secteur de la construction (25 % d'autorisations de construction en moins pour l'année 2023). Ces différents éléments ont entraîné la baisse du prix de vente du douglas et du sapin pectiné (- 17 %) ainsi que du chêne (- 13 %). Ce dernier, utilisé notamment pour les meubles, l'ébénisterie ou le parquet, a vu son prix moyen stagner à 235 €/m3 après avoir plafonné en 2022 au prix record de 271 €. Quant au cours du douglas, utilisé pour la charpente ou le contreplaqué, il a diminué à 72 €/m3, contre 87 € en 2022. La baisse du prix des autres conifères, tels que l'épicéa commun, a été moins franche (- 5 %) compte tenu de sa raréfaction liée à l'épidémie d'insectes xylophages (scolytes) qui a sévi dans le Grand Est. Un seul résineux tire son épingle du jeu, avec des prix en hausse de 4 % : le pin sylvestre. Du côté des feuillus, le peuplier, qui sert à fabriquer les emballages légers du secteur alimentaire, est resté stable (58 €/m3), tandis que le prix du hêtre, dont la superficie d'implantation diminue fortement, atteint 55 €/m3, soit son taux le plus élevé depuis 20 ans.

1 commentaire

  • 22 août 09:54

    La forêt a beaucoup souffert pendant les canicules des années passées, pour cette année c’ est beaucoup mieux coté météo . Peux de gens pour planter des arbres et beaucoup pour en couper sans prendre soins avant tout de couper des arbres morts ou faire de l éclaircissage. La forêt devient peu à peu une friche à l’image de notre industrie


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