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L'opacité et les frais des plans d'épargne retraite épinglés
information fournie par Boursorama avec Media Services21/07/2021 à 11:44

Après la publication d'une étude du comité consultatif du secteur financier sur les plans d'épargen retraite, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a annoncé vouloir réunir "à la rentrée" la fédération bancaire et celle de l'assurance "pour améliorer ce dispositif".

(Photo d'illustration) ( AFP / PHILIPPE HUGUEN )

(Photo d'illustration) ( AFP / PHILIPPE HUGUEN )

Trop de frais et pas assez de transparence. Un rapport de la présidente du comité consultatif du secteur financier (CCSF), Corinne Dromer, publié mardi 20 juillet, dresse le bilan des plans d'épargne retraite (PER), épinglant les points faibles de ces produits lancés en 2019 par le gouvernement dans le cadre de sa loi Pacte, pour inciter les Français à investir dans l'économie afin de compléter leurs pensions de retraite.

Ce bilan s'appuie sur une étude commandée à la société Sémaphore Conseil, à qui il a été demandé d'examiner les frais de PER individuels - 34 PER assurance et deux PER compte-titres. Cette étude fait ressortir que les frais de ces produits, "qui incluent les frais des assureurs et les frais des sociétés de gestion, sont nombreux, quels que soient les acteurs et les contrats considérés et cette accumulation de frais pèse sur le rendement des contrats , a fortiori dans un environnement de taux bas", pointe le rapport de Mme Dromer.

En outre, "l'information sur ces frais est peu accessible sur les sites internet de nombreux établissements avec des informations très parcellaires ", ajoute le rapport, notant que les clients potentiels sont plutôt incités à contacter un conseiller pour obtenir ces informations. 

Des recommandations pas contraignantes

Fort de ces enseignements, le rapport recommande aux sociétés financières d'offrir avant souscription "une information complète sur les frais" , accessible sur les sites internet des distributeurs, afin de permettre au consommateur de se renseigner par ses propres moyens et ainsi faire pleinement jouer la concurrence tarifaire entre les offres.

Il préconise par ailleurs de communiquer sur les frais totaux, là où actuellement le client "ne dispose jamais de la somme des frais de gestion (frais de gestion du contrat plus frais de gestion du support)", et suggère la mise en place d'un comparateur public sur le modèle par exemple de l'Observatoire des tarifs bancaires.

Ces conclusions interviennent au moment où de nouvelles offres simplifiées et adaptées à un large public commencent justement à poindre sur le marché, avec des frais bas et limités, le tout accessible en ligne. "Il sera intéressant de voir si les offres qui affichent des niveaux de frais bien plus bas vont constituer une incitation à plus de concurrence sur le marché des nouveaux PER ", explique le rapport.

Réalisé à la demande du ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire, ce rapport de la présidente du CCSF n'a toutefois pas de valeur contraignante et n'engage pas les membres du comité, instance de concertation où siègent des représentants d'établissements financiers, d'organisations syndicales, de clients et des parlementaires.

Bercy veut améliorer le dispositif

Dans une réaction transmise à l' AFP , Bruno Le Maire a annoncé vouloir réunir "à la rentrée" la fédération bancaire et celle de l'assurance "pour améliorer ce dispositif".

Interrogée par l' AFP , la Fédération française de l'assurance (FFA) a d'ores et déjà jugé ce rapport "pertinent" et les pistes envisagées "cohérentes" . "L'exhaustivité est totale sur les frais, mais cette transparence est communiquée au stade précontractuel", donc bien après un premier échange avec un distributeur, a certes admis Franck Le Vallois, directeur général de la FFA. Mais il s'est dit ouvert au fait d'étendre cette transparence à "l'échelon publicitaire", notamment sur les sites internet des distributeurs.

En tout cas, "il ne faut pas tourner ce rapport comme une mise en cause des PER", met-il en garde, insistant sur le fait que "le PER n'est pas un problème, mais un succès commercial énorme".

Avec un peu plus de 31 milliards d'euros d'encours fin 2020, le jeune PER reste modeste face aux autres placements prisés des Français tels l'assurance vie (1.800 milliards d'euros d'encours) ou le Livret A (463 milliards), mais il fait toutefois des premiers pas remarqués : avec 4,5 millions d'assurés à la fin 2020, Bercy a déjà dépassé l'objectif de trois millions de bénéficiaires fixé pour 2022.

3 commentaires

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  • ZvR
    21 juillet12:23

    Vous êtes optimiste. Le CAC 40 stagne depuis 20 ans. Le rendement provient des dividendes.


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