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Immobilier : les étrangers se font plus rares dans l'Hexagone

Le Figaro03/09/2014 à 08:01

INFOGRAPHIE - Le nombre de transactions réalisées avec des ressortissants étrangers a chuté de 13 % en 2013.

L'immobilier français n'a plus la cote auprès des étrangers. Selon la 6ème édition de l'observatoire «investing and leaving abroad» réalisé par BNP-Paribas International Buyers, les acquéreurs de nationalité étrangère non-résidents se raréfient dans l'Hexagone. Le nombre de transactions conclues en 2013 accuse ainsi une chute de 13 % par rapport à l'année précédente. 12 930 ventes ont été conclues l'année dernière contre 14 901 en 2012, où leur nombre était déjà en recul de 1 % par rapport à 2011 (15 073). Parmi les régions habituellement plébiscitées par les acheteurs, la Côte d'Azur qui totalise toujours un quart des cessions réalisées en France a vu le nombre de transactions chuter de 16 %. Autres régions habituellement plébiscitées, la Bretagne (-19 %) mais surtout le Limousin (-30 %) ont aussi accusé une très forte baisse. Le Poitou-Charentes et la région Rhône -Alpes subissent également un recul à deux chiffres. Seule l'Île-de-France se maintient, avec un nombre de cessions quasiment stable (-1 %)*.

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Selon l'étude, le recul des transactions est sensible quelle que soit la nationalité des acquéreurs. Si les ressortissants du Royaume-Uni confortent leur première place (24,5 % des transactions), les Belges qui restent deuxièmes ont cependant moins acquis et représentent 16,7 % des cessions contre 17,6 % un an plus tôt. Le nombre de ventes engageant des Suisses reste stable (11 %), mais les Italiens qui constituaient 15,4 % des achats en 2011 n'en représentent aujourd'hui qu'un peu plus de la moitié (8,4 %). L'enquête confirme en outre l'arrivée d'acheteurs venus des États-Unis et d'Océanie. Outre la crise, la fiscalité mouvante explique en grande partie la réticence des acquéreurs étrangers. De précédentes études réalisées en début d'année par Barnes et Daniel Féau, spécialistes de l'immobilier de luxe, dénonçaient l'impact de la politique fiscale agressive sur le marché. Même plus onéreuses, les villes de Londres, New York, Hongkong, Miami et Singapour seraient ainsi devenues de meilleurs investissements pour les étrangers.

La fiscalité en question

Et pourtant, la France ne mériterait pas d'être stigmatisée. Pour étayer son enquête, BNP-Paribas International Buyers s'appuie sur une étude réalisée en avril dernier concernant les principales préoccupations des potentiels acquéreurs étrangers. Leurs inquiétudes portent surtout sur le niveau d'imposition des plus values, le montant des droits d'enregistrements (frais de notaires), mais aussi le poids des taxes foncières et autres impôts locaux qui pèsent sur les biens immobiliers. Or, parmi les huit pays analysés dans l'étude, l'Hexagone n'est pas le plus pénalisant par sa fiscalité. L'addition des frais d'acquisition, des impôts fonciers, des taxes locales, de l'impôt sur le patrimoine et sur les plus values est plus élevée au Portugal, en Italie et surtout aux États-Unis où elle atteint plus du double. Ensuite, contrairement aux idées reçues, l'étude rappelle que le jeu des abattements permet aux propriétaires de réduire la facture fiscale à la revente, même si le taux d'imposition facial paraît très élevé. Mais il est vrai que malgré le projet de loi prévu pour 2015, le Royaume-Uni reste particulièrement avantageux, tout comme la Belgique, les Pays-Bas et la Suisse.

*Données marché des acquéreurs non-résidents de nationalité étrangère en France issues d'une étude quantitative basée sur les déclarations des transactions par les notaires auprès des organismes MIN-NOT GROUPE ADSN (pour la province) et Paris Notaires Services (pour l'Ile-de-France).

Le montant des transaction repart à la hausse

Si le nombre de transactions recule, le montant moyen des transactions est malgré tout en légère hausse de 1 % passant à 353 925 euros contre 351 119 euros en 2012. Pour l'Île-de-France, la vente moyenne s'élève à 584 000 euros et à 330 000 euros en province. Les Russes demeurent en 2013 les plus dépensiers avec un montant d'achat moyen de près de 627 000 euros. Viennent ensuite les Norvégiens (566 000 euros) puis les Américains (475 000 euros).

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