Face à sa façade jaune ocré et joliment ouvragée, difficile de ne pas tomber sous le charme discret et gracieux de cette propriété perchée sur les hauteurs de Grasse, en surplomb de la grande bleue. Construite au début du XIXe siècle dans le quartier de Malbosc, la villa n'est alors qu'une simple demeure de campagne passée entre les mains d'aubergistes grassois, les frères Roustan, puis dans celles de la famille Cresp, grande dynastie de parfumeurs qui y résidera durant plus de six décennies et en préservera tout du long l'allure rurale.
Ce n'est qu'à partir de 1882, date à laquelle la maison est cédée aux Rouquier, autre lignée emblématique de la ville, bijoutière de son état, qu'elle va opérer sa mue. Nous sommes alors « en pleine émergence du concept de la Côte d'Azur et de ses fameuses villas de villégiature, rappelle Gabriel Benalloul, chargé d'inventaire du patrimoine au service Ville d'art et d'histoire de Grasse. Aux côtés de l'industrie du parfum, la ville décide de développer, comme Nice avant elle, Cannes et Hyères, son tourisme d'hiver. » Et de s'ériger en station climatique prônant les vertus de son altitude, protégée des vents, et de la clémence de ses températures en vue d'attirer une clientèle étrangère huppée, dont fera notamment partie la baronne Alice de Rothschild.
Gustave Rouquier ne tarde pas à prendre le train en marche et entreprend d'importants travaux d'embellissement afin d'ouvrir
... Source LePoint.fr
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