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Crédit immobilier: les Français ne se sont jamais autant endettés
information fournie par Le Figaro10/01/2022 à 08:30

(Crédits photo : Pixabay - annca )

(Crédits photo : Pixabay - annca )

Les Français ont emprunté plus de 207 milliards d'euros, à fin novembre 2021, pour acheter un logement. Du jamais vu!

Record en vue pour le crédit immobilier! Les Français ont emprunté plus de 252 milliards d'euros (chiffres arrêtés à novembre 2021) auprès de leur banque, selon la Banque de France . Du jamais vu depuis 2017 (255 milliards)! Mais si l'on exclut les renégociations, 2021 établit un véritable record historique: 207 milliards d'euros (contre seulement 145 milliards en 2017). L'explication est simple: en 2017, 43% des prêts accordés n'étaient en fait que des renégociations. Aujourd'hui, elles ne pèsent que 18%.

Étant donné les taux bas, les Français n'ont plus vraiment intérêt à renégocier leur crédit aujourd'hui. Et ceux qui devaient le faire, l'ont déjà fait. Conséquence: 82% des 252 milliards d'euros empruntés sont des nouveaux prêts. Signe que les banques sont loin d'avoir fermé le robinet, comme on pouvait le craindre avec les nouvelles contraintes. Le mois de décembre devrait confirmer que 2021 sera bien une année record: 273 milliards auront été prêtés aux Français, selon les projections de la Banque de France. Soit une hausse de 8,3% par rapport à 2020 (et même de 17% hors renégociations) et de 13% sur 2 ans (+18% hors renégociations).

Et les premiers signes laissent penser que 2022 devrait aussi être un bon cru. « Nous constatons, en ce début d'année, quelques baisses de 0,05 à 0,15 point sur 15 ans (entre 0,5% et 0,85%) et 25 ans (entre 0,85% et 1,15%) mais la plupart des taux notamment sur 20 ans (0,65% à 1%), sont stables », détaille Cécile Roquelaure, d'Empruntis. « La plupart des banques ont des objectifs équivalents à 2021. Elles devraient maintenir une stratégie de taux offensive tout en respectant les recommandations désormais contraignantes du HCSF (Haut conseil de stabilité financière)», confirme Julie Bachet, directrice générale de Vousfinancer.

Dit autrement, les vannes resteront ouvertes mais pas forcément à tout le monde. L'envolée des prix de l'immobilier, dans les villes moyennes et en régions, de plus en plus prisées par les habitants des grandes métropoles, risque d'exclure du marché plusieurs emprunteurs. Ou les obliger à revoir leur projet à la baisse (budget plus faible, logement plus excentré...). Les habitants des nouvelles «pépites» (Reims, Orléans, Angers, ou la région parisienne...), qui n'ont pas forcément les moyens de faire face à cette frénésie des prix, risquent de réfléchir plus d'une fois avant d'accéder à la propriété. Surtout si les taux de crédit remontaient sous l'effet de l'inflation. Ce serait alors pour eux, la double peine.

1 commentaire

  • 16 janvier15:51

    Achats au plus haut, après 24 ans de hausse ?


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