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Covid-19 : l'interdiction de l'alcool sur la voie publique suscite colère et incompréhension
information fournie par Le Figaro05/04/2021 à 18:07

(Crédits photo : Unsplash -  rashid khreiss )

(Crédits photo : Unsplash - rashid khreiss )

Des amis verbalisés pour consommation de rosé sur la plage, les bars et restaurants qui ne peuvent plus vendre d'alcool à emporter... Beaucoup de Français jugent les mesures du gouvernement absurdes et injustes.

La consommation sur la voie publique est interdite sur l'ensemble du territoire français. L'objectif de cette mesure est «de prévenir tout rassemblement et tenter de limiter la circulation de l'épidémie de coronavirus », a annoncé jeudi Jean Castex devant l'Assemblée nationale. Une décision qui engendre des contrôles auxquels de nombreux Français n'étaient pas préparés.

Ce dimanche, trois amis ont ainsi écopé d'une amende de 135 euros chacun pour avoir bu une bouteille de vin sur la plage près de Montpellier. À paris, le long du Canal Saint-Martin, cette mesure oblige les policiers à vérifier ce que les personnes boivent sur la voie publique. Une mission pas toujours facile à mener et qui suscite la surprise de nombreux citoyens.

D'autres vivent mal cette stigmatisation de l'alcool : «En quoi boire de l'alcool entrave la lutte contre le Covid ?» s'insurge un internaute.

Mais ce n'est pas tout. La vente d'alcool à emporter est également interdite depuis dimanche matin. Les bars et restaurants ne peuvent plus vendre de bières pression à emporter, mais plus de bouteilles fermées non plus. Une mesure jugée absurde et injuste par les restaurateurs et les propriétaires de bar.

«Nous comprenons l'interdiction de la vente au verre, elle est compréhensible. Mais, on ne peut pas interdire aux bars et aux restaurants la vente de bouteilles fermées alors qu'elle est autorisée dans les supérettes juste à côté. Nous demandons au gouvernement de modifier le texte pour qu'il soit égalitaire entre les différents acteurs», revendique Franck Trouet, Délégué Général Île-de-France du Groupe national des Indépendants hôtellerie et restauration. Seule exception : les restaurants peuvent vendre de l'alcool à condition qu'un menu soit commandé avec.

Limiter les regroupements

L'objectif de cette mesure est de limiter les attroupements devant les bars ou les restaurants qui s'étaient multipliés ces dernières semaines. «C'est vrai qu'il y a plus rarement des attroupements devant les supermarchés que devant les cafés mais ça va encore renforcer la vente en supérettes. C'est assez injuste car à cause de certains restaurateurs qui n'ont pas réussi à gérer la situation, les autres sont pénalisés», déplore Pascal Mousse, secrétaire général Île-de-France du GNI.

«Le problème est que les gérants de ces établissements ne peuvent pas faire la police et forcer les clients à quitter la rue», complète Franck Trouet. Certains bars n'ont eu d'autre choix que de refermer leurs portes depuis le passage de cette mesure : « C'était le peu d'activité qui leur restait », explique-t-il.

Les attroupements devant les bars et restaurants seront évités grâce à cette nouvelle mesure nationale mais la question des regroupements dans les lieux touristiques ou animés des grandes villes tombe sous la décision des préfets.

«Sur arrêté préfectoral, et en lien avec les maires, l'accès à certains sites propices à des rassemblements en extérieur, comme les quais, berges, places, pourra être interdit en fonction des circonstances locales», avait ajouté Jean Castex. Car au-delà de l'alcool, c'est la question du regroupement qui est visée. À Lyon, le préfet a interdit l'accès aux rives de la Saône jusqu'au 2 mai. D'autres lieux de regroupement pourraient être fermés prochainement...

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