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Coronavirus : quels impacts sur l'économie française ?
BFG Capital03/04/2020 à 09:00

(Crédits photo : Pixabay - Arek Socha )

«  Nous sommes en guerre ».Ce sont les mots que le président de la République, Emmanuel Macron, a utilisé lors de sa dernière allocution. Une guerre sanitaire, oui, mais également une guerre économique. Une guerre qui nous marque tous et restera gravée dans nos mémoires et dans l'Histoire. On parle évidemment de la pandémie du covid-19, plus communément appelée coronavirus. Et si aujourd'hui l'heure est au confinement en France, on peut déjà imaginer les impacts que tout cela aura sur l'économie...
 


Il y a deux semaines déjà, le bilan s'annonçait catastrophique. Pourtant, il y a deux semaines, nous étions loin de pouvoir imaginer la situation dans laquelle nous sommes actuellement. Parmi les secteurs les plus touchés à l'origine, on retrouvait l'automobile, le transport maritime de marchandises, le transport aérien ou tout bonnement le tourisme.
 
Au niveau de l'automobile, c'est simple. Énormément d'entreprises comme Mercedes, Nissan, Honda ou encore General Motors ont dû stopper leurs ventes. De nombreuses usines de production étaient à l'arrêt en Chine, là où la plupart de ces entreprises se fournissent habituellement. Le transport maritime est également à l'arrêt depuis déjà quelques semaines, de nombreux ports chinois ayant très tôt stoppé leur activité. 

Concernant le transport aérien en 2020, les premiers chiffres avaient été estimés à 30 milliards de dollars de manque à gagner pour les compagnies aériennes. Cette estimation a été donnée il y a dix jours par l'Association Internationale du Transport Aérien (IATA).Cela a sûrement évolué depuis.

Le tourisme, qui ne cesse d'augmenter, va pour la première fois depuis de nombreuses années voir ses chiffres en baisse. À elle seule, la compagnie Air France KLM estime ses pertes à 200 millions d'euros avec la suspension de ses vols. Le monde entier étant touché, le secteur hôtelier n'échappe pas non plus aux annulations... En février, Bruno Le Maire annonçait déjà pour la France 30 à 40% de touristes en moins. 
 
Il est aujourd'hui difficile de faire un point précis sur tous les impacts que cette crise aura. Comme le Gouvernement et les médecins l'indiquent, nous ne sommes pas encore arrivés au pic de l'épidémie. Les impacts seront forcément colossaux. Alain Trannoy, économiste Français, prévoit un déficit public qui devrait atteindre 4,6 points de PIB en France. Bercy anticipe de son côté un déficit public à 3,9% du PIB cette année. La croissance prévue de 1,3% avant la propagation du virus n'est alors qu'un heureux souvenir...

Mais rien n'est sûr. Rien n'est définitif. Et rien n'est prévisible. Il faut donc lire ces chiffres avec prudence car tout peut évoluer selon la suite de cette crise sanitaire. Comme le dit le Ministre de l'Economie et des Finances, M. Bruno Le Maire, il est difficile d'établir des prévisions "dans des circonstances économiques aussi instables".
Depuis les mesures de confinement, environ 3 600 entreprises ont dû mettre en place des mesures de chômage partiel. Aujourd'hui, environ 60 000 salariés français sont concernés par cette situation. Certaines entreprises ont fait le choix de continuer le travail, mais avec la propagation rapide du virus, il se pourrait que les conditions de confinement se durcissent.
Même si les licenciements en France sont très réglementés en cette période, beaucoup de petites entreprises n'ont pas les moyens de résister financièrement. Beaucoup d'entre elles ont d'ailleurs déjà mis la clé sous la porte. La crise économique liée à cette pandémie de covid-19 pourrait provoquer près de 25 millions de pertes d'emploi dans le monde selon l'Organisation internationale du Travail (OIT). En comparaison, la crise de 2008 avait vu naître 22 millions de chômeurs. Il s'agit donc d'une crise mondiale sans précédent, à l'instar de celle du 11 septembre ou de la crise financière de 2008. Mais comme le rappelle Alireza Gorzin, Président de BFG CAPITAL, « nous traversons pour la première fois depuis plus d'un siècle, une crise dont la cause n'est pas financière quand bien même la conséquence peut le devenir ». 

Un impact sévère... mais pas insurmontable !

Le Ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, l'a dit lui-même : "La guerre sanitaire, j'espère que c'est une affaire de semaines. La guerre économique et financière, c'est une affaire de mois. Il faudra du temps pour redémarrer l'économie, pour lui redonner toute sa puissance."

La situation est grave, c'est indéniable. Mais face à la gravité de la situation, l'Etat a d'ores et déjà mis en place différentes solutions pour protéger au mieux l'économie du pays. Des sommes ont été allouées de manière significative pour raccourcir au minimum la durée de crise. 

45 milliards d'euros, dont 32 milliards de reports ou annulations de charges sociales et fiscales, devraient permettre aux entreprises les plus fragiles d'éviter la faillite. 300 milliards d'euros devront permettre de garantir les prêts bancaires contractés par les entreprises auprès des banques. Concernant le secteur de l'emploi, le chômage partiel coûtera 2 milliards d'euros à l'Etat sur deux mois. Différents fonds de solidarité ont également été évoqués afin d'aider les travailleurs indépendants et auto-entrepreneurs, à hauteur de 2 milliards également. Tout est indiqué en détail sur le site internet du Gouvernement
Toutes ces mesures devraient permettre à la France de se remettre rapidement. Quant au reste, cela dépendra surtout du comportement des Français. En effet, divers schémas sont envisageables, mais absolument rien n'exclut une sortie de crise rapide. Pour éviter un allongement de celle-ci, il faut espérer un retour normal à la consommation et un niveau de confiance des ménages élevé. Il faut garder espoir. Pour certains secteurs en revanche, comme celui du tourisme, cela pourra malheureusement mettre un peu plus de temps.
Beaucoup de questions demeurent encore sans réponses. Une chose est sûre, même si le pays ne s'en remettra pas tout de suite, nous ferons en sorte de sortir de cette crise le plus rapidement possible. 

Il est de notre devoir, en tant que citoyen, de garder espoir et d'aider, à notre échelle et du mieux que nous le pouvons, la France à redresser la barre. L'heure est certes au confinement mais il devra être très rapidement aussi à la solidarité. 

Achevé de rédiger le 27 mars 2020 par Amélie Yem, Chargé de missions en développement chez BFG Capital

11 commentaires

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  • ddt15
    01 avril10:31

    https://www.insee.fr/fr/information/4470857#tableau-figure1_radio1

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