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Banque : les lettres d'information pour compte débiteur sont-elles trop chères ?
information fournie par Moneyvox30/11/2021 à 05:59

Une banque peut vous facturer des frais pour envoi d'une lettre d'information. (Crédits: © momius - stock.adobe.com)

Une banque peut vous facturer des frais pour envoi d'une lettre d'information. (Crédits: © momius - stock.adobe.com)

En cas d'incident de paiement, les frais bancaires peuvent rapidement s'accumuler et accroître les difficultés financières. Parmi eux, les lettres d'information peuvent rendre l'addition particulièrement salée.

Par MoneyVox,

Mis bout à bout, les frais liés aux incidents de paiement peuvent faire grimper la facture en fin de mois. En supplément des agios et des commissions d'intervention, certaines banques facturent aussi l'envoi de lettres d'information pour compte débiteur. Des frais peu connus du grand public, et qui pourtant sont loin d'être négligeables.

Que sont les lettres d'information pour compte débiteur ?

Les lettres d'information pour compte débiteur portent bien leur nom : elles sont envoyées par les banques à leurs clients dans le but de les informer que le solde de leur compte est inférieur à zéro, ou est au-delà de l'autorisation de découvert accordée. Mais les clients de la plupart des établissements bancaires ont souvent la désagréable surprise de constater que cette lettre est payante. Une ligne tarifaire à ajouter aux autres frais liés aux incidents de paiement, par exemple les frais de rejet de prélèvement, de chèque ou de virement permanent, les lettres d'information avant rejet de chèque (ou courrier Murcef), ainsi que les commissions d'intervention.

Le palmarès des banques qui font trinquer leurs clients

Les banques n'appliquent pas toutes la même politique tarifaire. Il n'y a donc rien d'étonnant à constater que les écarts de prix pour les lettres d'information entre les différentes enseignes sont très importants, passant de la gratuité totale à plus de 20 euros… par lettre ! Le record est détenu par le Crédit Mutuel Massif Central, dont les frais sont de 22,90 euros par courrier transmis. Suivent ensuite la BNP Paribas et HSBC avec 20 euros de frais par lettre d'information. Le comparatif entre 100 banques effectué par MoneyVox en novembre 2021 permet de donner la tendance : en moyenne, les lettres sont facturées au prix unitaire de 13,25 euros. Et l'heure est à la hausse : lors du passage de 2020 à 2021, les tarifs avaient déjà augmenté de 1,23 %.

Face à de tels tarifs, la Fédération Bancaire Française (FBF) ne fait aucun commentaire officiel, et se contente de rappeler que cela "relève de la politique tarifaire des établissements". Pourtant, certaines banques ont choisi de ne pas alourdir la facture de leurs clients en ne faisant pas payer les lettres d'information pour compte débiteur. Elles restent toutefois rares, citons notamment le Crédit Coopératif et Boursorama Banque, cette dernière ayant aussi fait le choix de ne pas facturer la lettre d'information avant rejet de chèque.

Ces issues à explorer pour échapper aux lettres d'information

La première solution, la plus évidente, pour ne pas avoir à payer de lettres d'information est de choisir une banque qui n'en facture pas. Rappelons que le changement de banque pour les particuliers est grandement facilité par la loi Macron, qui permet de confier la charge du transfert de ses opérations à sa nouvelle banque. Autre option, plus délicate à mettre en œuvre : éviter de se retrouver dans le rouge en surveillant méticuleusement le solde de son compte courant. Une solution qui a de nombreuses limites et qui ne peut pas convenir à tous les profils. Enfin, il est toujours possible de s'adresser à son conseiller bancaire lorsque des frais ont été prélevés afin d'en demander la rétrocession. Cette solution nécessite toutefois de présenter patte blanche, en ayant que peu d'incidents de paiement à son actif et en justifiant d'un profil intéressant pour la banque.

6 commentaires

  • 02 décembre12:07

    ... le grand public s'y met, au pire moment du cycle ... comme d'habitude... Mon adage boursier préféré : "c'est quand ta concierge commence a te donner des tuyaux boursier qu'il faut vendre". On y est


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