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APL : la réforme du calcul des aides au logement fait grincer des dents
information fournie par Moneyvox18/06/2021 à 15:40

La réforme du calcul des APL pose problème. On vous explique pourquoi ( Crédits : ©  Tinnakorn - stock.adobe.com)

La réforme du calcul des APL pose problème. On vous explique pourquoi ( Crédits : © Tinnakorn - stock.adobe.com)

La réforme des APL fait des vagues depuis plusieurs semaines. Voici ce qui pose problème.

Par MoneyVox,

Depuis le 1e janvier 2021, le mode de calcul de l'Aide Personnalisée au Logement de la CAF a changé. Suite à cette transition, les études sur les impacts de cette réforme se sont multipliées, et toutes arrivent à une conclusion proche : il y a eu plus de perdants que de gagnants. Pourquoi une telle situation ? Qu'est-ce qui a changé ? Qui sont les grands perdants ? Tous les chiffres et les détails sur les APL version 2021.

Les allocations logement en 2021, comment ça marche ?

Les APL, Aides Personnalisées au Logement, sont des allocations versées par la CAF à certains ménages aux revenus modestes. Leur montant varie en fonction des ressources, du patrimoine et de la composition du foyer, ainsi que du montant du loyer payé. Avant le 1e janvier 2021, les revenus pris en compte étaient ceux remontant à deux ans en arrière, soit, par exemple, les salaires touchés en 2018 pour une demande d'aide au logement effectuée en 2020. C'est ce décalage important que le gouvernement a souhaité réduire. À compter du 1e janvier 2021, les APL sont basées sur les revenus perçus au cours des 12 derniers mois, avec une actualisation automatique chaque trimestre. Le décalage entre la situation réelle et la situation connue par la CAF s'en trouve fortement réduit.

Un changement de périodicité des APL qui pose problème

Sur le papier, la modification de la période de référence des APL par les pouvoirs publics semble être judicieuse. Alors pourquoi suscite-t-elle la grogne des associations ? Bien que les chiffres officiels n'aient pas encore été communiqués, plusieurs études montrent que cette réforme a fait davantage de perdants que de gagnants.

Selon le journal Les Echos, qui se réfère à un conseil d'administration tenu par la CNAF, ce seraient environ 41 % de bénéficiaires qui auraient vu le montant de leurs APL diminuer, voire passer à zéro dans les cas les plus extrêmes. Pour 32 % d'entre eux, cela n'a rien changé, et seulement 26 % des allocataires sont gagnants. Ces chiffres sont logiques : il est communément admis que les salaires évoluent le plus souvent à la hausse grâce aux promotions et aux augmentations. Le passage d'un calcul basé sur deux ans de recul à seulement un an a ainsi créé un effet de rattrapage.

Qui sont les gagnants et les perdants du nouveau calcul des APL ?

Le mécanisme est simple : ceux qui vont voir leurs APL augmenter sont les foyers dont les ressources ont diminué, par exemple suite à un licenciement, à un changement de travail, à une reconversion ou au chômage partiel. Les grands perdants, à l'inverse, sont les personnes dont les ressources ont progressé. Selon l'Unhaj, l'Union Nationale pour l'Habitat des Jeunes, ce sont essentiellement les jeunes actifs qui vont souffrir de la réforme des APL. Le rattrapage est d'autant plus fort pour ceux qui sont passés des études à un premier emploi, ainsi que pour les apprentis et les personnes dont les revenus sont proches du SMIC. Cette dernière catégorie, selon l'Unhaj, est la plus impactée. Les jeunes dont les revenus sont compris entre 800 et 1 300 euros ont vu leurs APL baisser en moyenne de 95 euros par mois, avec un pic à 106 euros pour les salaires compris entre 1 201 et 1521 euros.

L'Unafo, Union Professionnelle du Logement Accompagné, met également en évidence cette problématique pour les plus jeunes : « Ce sont les personnes logées en résidences jeunes qui sont les plus impactées avec un montant moyen diminué de 10 % ». En moyenne, toutes situations confondues, l'Unajh estime la baisse des Allocations personnalisées au logement à 38,50 euros par mois.

21 commentaires

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  • dupon666
    20 juin01:50

    surtout si 90% des deces sont en quelque sorte des deces "quasi naturels"


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