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Les stations de ski suisses veulent se démocratiser
Le Figaro23/12/2017 à 08:30

Les stations helvètes ont entamé un mouvement général de baisse des prix des forfaits, favorisé par un franc faible. Le pays espère attirer en nombre les clients suisses et internationaux, tout en conservant la qualité d'accueil qui a fait sa réputation.

Après des années de baisse de fréquentation, les quelque 150 stations de ski suisses espèrent bien prendre leur revanche dans les semaines à venir. Pour cela, en plus d'un enneigement satisfaisant, la plupart d'entre elles ont procédé à de nouveaux choix stratégiques qui doivent ouvrir les pentes helvétiques à de nouveaux skieurs. Il y a du travail: avec 21,2 millions de journées vendues, la Suisse a en effet enregistré l'année dernière sa plus mauvaise saison depuis plus de 25 ans, au cours d'un hiver, il est vrai, pénalisé par un temps particulièrement sec. Difficile à avaler pour le pays qui aurait inventé le tourisme des sports d'hiver, à St Moritz, voilà un siècle et demi.

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Un groupe de 25 domaines lance un «Magic Pass»

D'abord, les tarifs ont été majoritairement revus à la baisse pour cette année: un groupe important de 25 domaines skiables s'est formé pour proposer un «Magic Pass» permettant d'accéder à toutes les remontées pendant toute la saison (du 30 novembre 2017 au 30 avril 2018). Le Pass a d'abord été proposé au prix très agressif de 359 francs suisses (307 euros), même si le tarif officiel est ensuite passé à 1299 francs (1112 euros). Vendu à plus de 80.000 skieurs, il a d'ores et déjà permis de constituer 43% du chiffre d'affaires de la saison pour les stations partenaires. Il s'agit toutefois d'un pari: personne ne sait réellement combien de forfaits vont être vendus sur la saison, en incluant les simples accès journée. Le risque de chute des ventes sur les forfaits temporaires est réel, le Pass ayant été calculé pour être rentabilisé à partir de six jours. Dans d'autres stations comme Gstaad, Wengen ou Saas-Fee, on a également mis en place des offres attractives.

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Des effets positifs semblent toutefois déjà se faire sentir sur la fréquentation, notamment à travers les réservations de logements. Ivan Pozzoni, agent immobilier à Crans Montana, constate dans Le Temps un effet sur les locations longue durée, la formule des plus mordus de poudreuse: «L'an dernier, j'ai loué deux appartements à la saison. Cette année, j'en ai loué dix. Et les huit nouveaux sont tous des détenteurs de Magic Pass», détaille-t-il dans le journal suisse.

La baisse du franc pour lutter contre la concurrence européenne

Autre atout, conjoncturel celui-ci, pour encourager le retour des étrangers, la baisse du franc suisse pilotée par la banque nationale après la flambée de 2015 et 2016. La devise a perdu plus de 7% sur l'année et l'euro vaut désormais presque 1,20 franc suisse. Les Français et les Allemands sont attirés, tandis que les skieurs suisses sont incités à rester. Globalement, les clients européens qui hésitaient à venir à cause du cours du change n'hésitent plus à réserver. «On a retrouvé 30% des anciens habitués», se réjouit Gilles Helfrich, directeur d'un hôtel à Leysin, interrogé par RTS Info. Le phénomène est d'autant plus marqué que les stations voisines autrichiennes pâtissent de l'augmentation relative des prix, en raison d'une pénurie de travailleurs saisonniers, pour lesquels se battent les patrons de l'hôtellerie-restauration. Selon RTS Info, les prix de ces secteurs ont augmenté de 20% en Autriche entre 2010 et 2016, avec un effet immédiat sur la fréquentation.

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Pour l'autre concurrent, la France, où les prix restent inférieurs depuis un certain temps, la différence est plus philosophique: là où les stations françaises misent sur l'étendue des domaines, avec des infrastructures parfois qualifiées d'«industrielles», la Suisse attire une clientèle désireuse de convivialité et d'une atmosphère plus traditionnelle, même si le potentiel sportif reste marqué. Et pas question pour les villages suisses d'abandonner leurs standards élevés en matière de service, ni d'envisager des stations «low cost». Avec des services nombreux, des pistes très entretenues et une ambiance spécifique, le pays veut au contraire mettre en avant ses atouts. Pour certains, le salut se trouve même plutôt dans l'amélioration des domaines, dans le renouveau des méthodes d'apprentissage et dans de nouvelles formules pour les jeunes générations (freeride, etc.). Pour Servan Peca, éditorialiste au Temps, «les Alpes Suisses ne sont pas easyJet» et ne pourront donc pas jouer uniquement sur la baisse des prix.

Les skieurs chinois, une espèce en voie d'apparition

Une autre catégorie de clients fait l'objet de convoitises, qui pourrait contribuer à la bonne santé des stations de la confédération: les skieurs chinois, une espèce en voie d'apparition. En vue des jeux olympiques d'hiver de 2022 à Pékin, le gouvernement chinois veut donner un solide coup de pouce à la culture du ski, l'objectif officiel étant de passer de 50 à... 300 millions de pratiquants, sur un pays de 1,38 milliard d'habitants.

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Un protocole d'accord a été signé début décembre entre les offices de tourisme des deux pays pour améliorer les formules de voyage. Pour l'instant, la fréquentation chinoise n'est pas significative et se concentre d'ailleurs plus souvent l'été (60% des nuitées), et pas forcément dans les régions de montagne, les touristes privilégiant le lac des Quatre-cantons, Zurich ou encore Genève et le lac Léman. Pour espérer attirer quelques-uns des futurs slalomeurs asiatiques, la Suisse devra affronter une concurrence mondiale (États-Unis, Canada, Chili...), et faire valoir le charme particulier de ses pentes.

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