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Les anciens PEL pourraient redevenir attractifs grâce aux taux de crédit plus élevés
information fournie par Le Figaro 17/07/2024 à 14:24

Les Plans d’épargne logement ouverts entre 2016 et 2022, détenus pendant au moins quatre ans, permettent d’emprunter à 2,2%.

La remontée des taux des crédits immobiliers pourrait redonner de l’attractivité aux anciens Plans épargne logement (PEL) comme outil de financement d’un projet immobilier, selon un rapport de la Banque de France publié mercredi . Dans le contexte de taux d’intérêt très bas entre 2015 et 2022, beaucoup de PEL ont pu jouer le rôle de supports d’épargne réglementée classiques, sans aboutir à un prêt. Au fil du temps, ce produit est devenu un placement à part entière, particulièrement bien rémunéré, et non plus un produit de financement, comme à l’origine.

Or, le PEL est un produit hybride: il sert à constituer une épargne destinée à l’achat d’un bien immobilier ou à la réalisation de travaux, puis au financement de ce projet, en ouvrant des droits à un prêt. Le PEL affiche donc deux taux: un premier définissant la rémunération de l’épargne qui y est déposée et un second bloquant un taux d’emprunt pour les 15 années à venir.

Taux d’emprunt inférieur à 2,5% pour 75% de PEL

Les trois quarts des PEL proposent en effet à leurs titulaires un taux d’emprunt inférieur ou égal à 2,5%, un taux très compétitif par rapport au marché actuel, juste en dessous de 4% (hors assurance et autres frais). Ce sont les anciens PEL , ceux ouverts avant 2022, date à laquelle les taux de crédit immobilier sont remontés, qui sont les plus avantageux à ce titre. Le taux de liquidation - correspondant au taux d’emprunt - des PEL ouverts en 2023 est fixé à 3,2% mais surtout à 2,2% pour ceux souscrits entre 2016 et 2022, à condition qu’il soit détenu au moins quatre ans.

La remontée des taux de crédit immobilier et la plus faible rémunération des PEL par rapport à d’autres produits d’épargne, pourraient lui redonner « son objectif initial », souligne le rapport annuel de la Banque de France sur l’épargne réglementée. « Le PEL est, semble-t-il, en train de se recentrer vers son objectif premier, qui est de permettre d’obtenir un financement pour un projet immobilier à un taux avantageux, et ne semble plus perçu comme un instrument de placement », analyse l’institution bancaire.

Pour l’instant, l’encours des PEL est en forte baisse depuis la fin d’année 2022. Il est passé en un an et demi de 282 milliards d’euros à 236 milliards d’euros fin avril (-16,3% sur la période), selon les dernières données de la Banque de France, revenant ainsi à un niveau plus vu depuis fin 2015.

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