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La prise en compte des prix immobiliers pour calculer l'inflation fait débat
Le Figaro11/02/2020 à 17:18

La prise en compte des prix immobiliers pour calculer l'inflation fait débat (Crédits photo : Rawpixel - )

Pour les propriétaires occupants, le coût du logement est exclu du calcul de l'évolution des prix dans la zone euro mais Christine Lagarde souhaite que cela change.

La revue stratégique engagée par la Banque centrale européenne (BCE) ne devrait pas permettre de trancher le débat en cours sur la prise en compte des prix immobiliers dans le calcul de l'inflation, a-t-on appris de quatre sources proches des discussions. Le coût du logement pour les propriétaires occupants est pour l'instant exclu du calcul de l'évolution des prix dans la zone euro, un achat immobilier étant considéré comme un investissement et non comme une dépense de consommation.

Mais certains responsables de la BCE, dont Christine Lagarde, sa présidente, estiment qu'en raison de ce mode de calcul les indices actuels d'inflation manquent de précision. Des déclarations récentes de l'économiste en chef de la BCE, Philip Lane, et du président de la Bundesbank allemande, Jens Weidmann, en faveur d'une meilleure prise en compte du coût du logement dans la mesure de l'inflation ont renforcé, chez certains observateurs, le sentiment que la BCE profitera de la revue stratégique en cours, la première depuis 2003, pour modifier le mode de calcul de l'évolution des prix.

Mauvais moment pour agir

Mais les quatre personnes interrogées, directement informées de l'évolution des débats, ont expliqué que la question était trop complexe pour être résolue rapidement et qu'une modification éventuelle aurait peu de sens dans une phase de maturité du cycle économique, généralement annonciatrice d'un ralentissement des prix immobiliers. Ces derniers ayant tendance à évoluer de manière disproportionnée en phase de forte croissance comme en phase de récession, ils peuvent amplifier la hausse ou la baisse des prix dans leur ensemble. Ils sont en outre difficiles à collecter, d'où un décalage dans le temps important qui peut nuire à la fiabilité de la mesure globale des prix.

Le mieux que puisse faire la BCE est donc de faire pression sur Eurostat, l'agence statistique de l'Union européenne, et sa revue stratégique devrait simplement lui donner l'occasion d'exprimer son insatisfaction quant à la qualité des données actuelles en matière d'inflation, ont ajouté les sources. Christine Lagarde pourrait utiliser les conclusions de la revue stratégique, qui s'appuieront sur des avis de spécialistes, pour inciter la Commission européenne et Eurostat à agir, même si la démarche prend plusieurs années, ont-elles ajouté.

Une augmentation de 0,2 à 0,3 point

La prise en compte de l'immobilier dans le calcul de l'inflation pourrait faire monter celle-ci de 0,2 à 0,3 point de pourcentage en période de hausse des prix des logements, ont expliqué les sources. À l'inverse, la baisse du marché immobilier en période de ralentissement économique ou de récession pourrait freiner l'évolution globale des prix. La BCE et Eurostat ont refusé de commenter ces informations.

Pour l'instant, les prix de l'immobilier ne constituent que 6,5% du panier de référence utilisé par Eurostat pour calculer l'indice d'inflation européen harmonisé IPCH, alors qu'ils représentent 20% de l'indice d'inflation aux États-Unis privilégié par la Réserve fédérale. La BCE pourrait choisir de prendre comme référence un autre indice que l'IPCH mais les sources ont écarté cette piste, estimant qu'elle nuirait à la transparence et à la crédibilité de la politique monétaire.

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