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En crise, les colonies de vacances en quête d'une nouvelle vie

Le Figaro08/07/2016 à 18:11

EN IMAGES - Après des années de bons et loyaux services, ces anciens centres de vacances désaffectés avec terrain attenant et chambres à foisons, cherchent leurs futurs acquéreurs avec grande famille ou grand projet.

«Les jolies colonies de vacances, merci Papa merci Maman», chantait Pierre Perret. Cela va un temps. Mais une fois cette époque révolue, les jolies colonies de vacances restent en jachère... Que faire de ces colonies? Si l’envie vous prenait d’écrire «Colonie de vacances à vendre» dans votre moteur de recherche, vous pourriez être bien surpris! En effet, un nombre surprenant d’offres immobilières portent sur d’anciens centres de vacances mis en vente. Le plus souvent, les propriétaires sont des collectivités locales, communes et départements qui souhaitent se séparer de ces bâtiments devenus progressivement vides et obsolètes après avoir accueilli des générations d’enfants.

En cause? Une cote de ces centres de vacances en berne. D’après un rapport du Ministère de la Jeunesse, la fréquentation de ces établissements n’a fait que baisser depuis le pic atteint en 1995 et le nombre d’enfants ayant participé à une colonie de vacances a chuté de 20% depuis 2008. Au cours des six dernières années, c’est donc plus de 4500 établissements qui ont fermé leurs portes. Fréquentation en chute et peu rentable, moyens financiers insuffisants pour l’entretien et/ou la rénovation, les communes franchissent le pas et décident de céder ces bâtiments vides à qui voudra bien les acheter.

Des biens atypiques qui peuvent séduire les acheteurs

Gilles Portebos, directeur d’une agence immobilière située dans le 8e arrondissement de Paris propose sur son site internet une petite dizaine d’anciennes colonies de vacances à vendre. Depuis dix ans, il est régulièrement contacté par des collectivités locales de toute la France pour mettre en vente leurs établissements. Pour certains, la situation géographique, l’état et le potentiel des lieux facilitent amplement la vente et les murs trouvent rapidement un acquéreur. D’ailleurs d’après le professionnel, le profil des acheteurs est très varié: des particuliers aux grandes familles, des associations désireuses de donner une nouvelle utilité à ces constructions, il y a de tout! Pour d’autres biens en revanche, les acheteurs tardent à se montrer. Un emplacement trop isolé, des locaux peu fonctionnels ou un coût de rénovation trop élevé sont les principaux freins à ces achats.

Pourtant, il arrive que le charme de ces biens atypiques opère. C’est notamment le cas de l’ancien centre de vacances d’Hossegor dans les Landes qui vient d’être vendu par la ville de Chelles pour la somme de... 6,6 millions d’euros, comme le rapporte le journal local La Marne. Propriétaire de la colonie de vacances depuis cinquante ans, la commune en difficultés financières avait décidé de mettre en vente les cinq bâtiments qui composaient ce centre sur un terrain de plus de 13.000 m2. Ici, l’acquéreur est un promoteur immobilier (Sagec Atlantique) qui envisage d’y construire des résidences.

Des demeures spacieuses parfois classées aux Monuments Historiques

Au vu des petites annonces, il semblerait que bien d’autres demeures anciennement utilisées comme colonies de vacances ne manquent pas de charme et d’espace! Leur terrain est souvent immense et leur surface habitable très (voire trop) spacieuse malgré des équipement souvent obsolètes et quelques travaux nécessaires.

Pour preuve, cette ancienne colonie de vacances en pleine campagne dans la vallée du Rhône. Installée sur un terrain d’environ 18 hectares et dotée d’une surface habitable de 5000 m2, le bâtiment n’est autre qu’un ancien monastère duu XVIIe siècle classé aux Monuments Historiques. Entourée d’un parc clos arbordé avec deux courts de tennis et une piscine, la bâtisse en bon état comptabilise quelque 48 chambres, chacune avec salle de bain et toilettes, mais aussi deux appartements respectivement T3 et T4. L’ensemble se constitue également de grandes pièces communes comme une salle de restaurant, ainsi que de 2500 m2 de combles aménageables. Le prix de mise en vente est affiché à 1 732 000 euros. Un preneur?

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

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