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Des robes de mariée aux masques, le défi solidaire de trois sœurs couturières face au coronavirus
Le Figaro01/04/2020 à 06:00

Dans la lutte contre le coronavirus, les actions se multiplient de toutes parts pour venir en aide aux personnes exposées (Crédits photo : Pixabay - wnk1029 )

À Nemours, en Seine-et-Marne, les fondatrices d'une célèbre marque de robes de mariée mettent leur savoir-faire à disposition des habitants les plus exposés au virus.

Dans la lutte contre le coronavirus, les actions se multiplient de toutes parts pour venir en aide aux personnes exposées. À Nemours, en Seine-et-Marne, trois sœurs participent à cette mobilisation, accompagnées de la fille de l'une d'entre elles. Elles mettent au service de la collectivité leurs talents de couturières.

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Ces sœurs, septuagénaires, se sont déjà fait un nom bien au-delà des frontières de cette ville de 13.000 habitants. Elles ont fondé en 1976 la marque de robes de mariée Cymbeline, qu'elles ont tenue pendant plus de 30 ans, jusqu'en 2015, date à laquelle elles ont créé l'atelier Emelia.

Aujourd'hui, face à l'urgence sanitaire que traverse le pays, les robes de mariée, comme les mariages, ne sont plus à l'ordre du jour. Elles ont donc suspendu leur production pour s'atteler à la confection... de masques hygiéniques. Un tel bouleversement de leur chaîne de production n'a toutefois pas impacté leur créativité et les trois sœurs proposent trois modèles différents. Un basique, blanc, un autre siglé au nom de leur atelier, Emelia, et un dernier, «modèle Venise» : rose, avec une touche de dentelle pour rappeler l'activité première de l'atelier.

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Des masques comme ceux-là, elles en ont déjà fabriqué 1000. «On avait du tissu en stock, on a commencé à faire quelques masques pour la ville», explique la fille de l'une des sœurs, Sophie. Elle prévient néanmoins que ce ne sont pas des masques aussi efficaces que ceux que l'on utilise en médecine, mais qu'ils «font barrière». Pour plus d'efficacité, les artisanes conseillent de poser une feuille d'essuie-tout ou un filtre à café, par exemple, sous le masque.

Une initiative solidaire et très soutenue

Pour mener leur projet à bien, les trois sœurs ont utilisé des restes de T-Shirt et des stocks de maille. Cependant, elles ont manqué d'un élément indispensable, à savoir les élastiques qui permettent de serrer les masques au visage. À raison de 40 centimètres d'élastique par masque, elles avaient besoin de plusieurs centaines de mètres d'élastique, que l'on trouve notamment «dans les vieux sous-vêtements de grand-mère», explique Sophie.

C'est grâce à un appel à la solidarité dans la ville qu'elles ont pu récolter le matériel nécessaire. Des riverains, des proches ou des commerçants ont ainsi pu participer à ce grand projet local.

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Pour la dernière étape, celle de la fabrication, les trois sœurs se sont réunies dans leur atelier. Elles y ont également accueilli, en respectant les normes de sécurité, plusieurs bénévoles qui ont aidé à la confection.

Ce projet, qui vient d'aboutir, a été très soutenu à l'échelle locale, avec l'appui de la députée Valérie Lacroute, récemment élue maire de la ville au premier tour de l'élection municipale. La députée a suivi chaque étape de la confection et a participé à la distribution de ces masques. Ont été fournis en priorité les personnes âgées, les associations d'aide à domicile, le personnel de la commune et les commerçants de proximité, comme les boulangers ou les bouchers, ajoute Sophie. En bref, aux personnes les plus exposées au coronavirus.

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