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Chasseur d'appartements, super-héros ou super tendance ?

Le Figaro27/06/2016 à 17:44

Nouveau métier à la mode ou piège à éviter, les doutes persistent quant à ces redoutables chasseurs d’appartements. Le Figaro Immobilier a décidé de voir plus clair dans le jeu de ces nouveaux-venus du marché.

Les «chasseurs d’apparts». Comme de légendaires chercheurs d’or, ces détecteurs de maisons rares portent un nom qui les transforme tout à coup en Indiana Jones de l’immobilier. On les imagine tel des cow-boys chapeau marron et lasso à l’épaule, ramenant à eux les appartements somptueux de riches propriétaires à abattre pour leur voler leur bien. Mais si en réalité, il ne s’agissait que d’agents immobiliers simplement désireux de donner un coup de pouce à leur profession avec un nouveau nom plus attractif? Quand on leur pose la question sur Twitter, les internautes sont partagés: 41% des votants définissent un chasseur d’appartements comme «LE dénicheur de bon plan», quand 40% d’entre eux pensent qu’il s’agit simplement d’une «tendance absurde».

Pourtant si l’on creuse un peu et à entendre les professionnels concernés, il existe une réelle distinction entre ce métier et celui d’agent immobilier. D’un côté, les chasseurs d’appartements n’ont pas de mandat de vente et de l’autre ils proposent également un ensemble de services plus vaste et complet.

Pas de mandat de vente, un service d’accompagnement et de négociation

«Prospection», «conseil» et «négociation», telles sont les promesses faites par les nombreux cabinets de chasseurs d’appartements qui foisonnent désormais depuis quelques années. Ceux-ci veulent se distinguer des agents immobiliers en ce qu’ils se consacrent exclusivement aux acquéreurs: ils ne possèdent pas de bien à vendre mais travaillent uniquement pour un client à satisfaire, l’acquéreur potentiel. Ce dernier n’ayant parfois ni la possibilité ni le temps de prospecter lui-même pour mettre la main sur le bien qu’il souhaite acheter, ces chasseurs d’appartements agissent en tant que mandataires de recherche.

A l’écoute des attentes et exigences du futur acquéreur, leur mission consiste en la prospection, la visite et la pré-sélection de biens immobiliers qui correspondent au cahier des charges dressé par le client: état des lieux, budget, localisation, surface, cachet, fonctionnalité, aménagement intérieur, ...etc. Une fois ces éléments rassemblés, le chasseur d’appartements peut juger de la faisabilité de l’opération et en mobilisant son vaste carnet d’adresses, il commence sa quête pour présenter à l’acquéreur les meilleures opportunités et ne sera payé qu’une fois mission accomplie (entre 2 et 5% du prix de vente). Surviendra ensuite l’autre étape du métier (et sa valeur ajoutée): la négociation de la vente en faveur de l’acheteur et son accompagnement dans les démarches administratives, jusqu’à la signature de l’acte authentique chez le notaire.

Une prestation pour tous les budgets mais... gare aux abus

François Bonnatta, responsable commercial au sein de l’agence parisienne de chasseurs d’appartements «Flat Hunter» explique: «Ce sont les acquéreurs qui rencontrent le plus de difficultés à trouver un bien et qui prennent le plus de risques. Beaucoup réclame un accompagnement ainsi que la capacité de négociation d’un professionnel pour procéder à un achat dans les meilleures conditions. D’ailleurs contrairement aux idées reçues, ce service n’est pas réservé aux privilégiés et beaucoup de jeunes actifs primo-accédants ont recours aux services des chasseurs d’appartements».

Mais comme l’occasion fait le larron, nombreux sont ceux qui décident de surfer sur la vague des chasseurs d’appartements pour se revendiquer de la partie. C’est notamment le cas de certains particuliers, voire de cabinets entiers, qui exercent toutes les missions précédemment énoncées sans carte professionnelle. Or depuis 2014, la recherche immobilière a été ajoutée au champ d’application de la loi Hoguet qui impose la détention d’une carte professionnelle pour exercer. Comme le précise clairement la Fédération Nationale des Chasseurs Immobiliers, «que le chasseur immobilier intervienne ou non dans la négociation et la conclusion de la vente, il doit dorénavant être titulaire d’une carte professionnelle». Faute de quoi, le chasseur d’appartements ne saurait chasser en toute légalité.

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr


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