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Poulehouse, la start-up qui veut sauver les poules

Le Figaro23/09/2017 à 08:00

Lancée cette année, l'entreprise Poulehouse a fait du bien-être animal le coeur de son projet. Avec une idée simple, produire des oeufs sans envoyer les poules à l'abattoir.

Tout est parti d'une information peu connue des Français. Au bout de 18 mois, les poules accusent une baisse de leur taux de ponte. Jugés non rentables, quel que soit la méthode d'élevage, les gallinacés sont envoyés illico à l'abattoir. Pourtant, les animaux, en pleine forme, peuvent vivre six ou sept ans en moyenne, voire parfois dix pour les plus robustes.

Cette situation a interpellé deux entrepreneurs, Fabien Sauleman et Sébastien Neusch, ainsi qu'Elodie Pellegrain, ingénieure agronome, la caution scientifique du trio d'associés. «C'est en recueillant quelques poules à l'été 2016 que Fabien Sauleman a eu l'idée de la start-up», précise Sébastien Neusch, directeur général de l'entreprise.

Déjà 60.000 oeufs vendus

Depuis la création de l'entreprise en février, Poulehouse a déjà écoulé 60.000 oeufs. La start-up est aujourd'hui propriétaire de 9000 poules. «Pour l'instant, elles produisent chez leurs éleveurs car le refuge situé dans le Limousin est en cours d'achat. On a signé un contrat avec 4 éleveurs basés en Normandie, en Eure-et-Loire, en Picardie et dans le Loiret, détaille Sébastien Neusch. On leur achète leurs oeufs bio plus chers que le prix habituel et ils s'engagent en échange à ne pas envoyer leurs poules à l'abattoir.» D'ici à la fin de l'année, Poulehouse devrait être capable de produire 50.000 oeufs par semaines, soit 2,6 millions par an. Une goutte d'eau sur le marché français qui produit 15 milliards d'oeufs chaque année.

Début septembre, l'entreprise Biocoop, spécialisée dans la distribution de produits issus de l'agriculture biologique, a commencé à commercialiser les oeufs. «Auparavant, des tests consommateurs en magasins ont été menés. Cela a été concluant. Ensuite, on est entré dans leur programme, Les jeunes entreprises bio, qui accompagne le lancement de sociétés comme la nôtre. Je crois qu'ils avaient envie d'être les premiers à commercialiser nos produits», témoigne Sébastien Neusch.

Un prix élevé pour le consommateur

C'est en faisant ses courses dans un magasin Biocoop de Quimper que Flora Chauveau, la petite trentaine, est tombée sur la boite vert pétard. «Je suis sensible à la cause animale, j'avais soutenu leur projet et je savais qu'ils avaient signé un partenariat avec Biocoop. Mais j'ai découvert fortuitement leur boite dans les rayons! C'est plus cher que des oeufs bio classiques, mais c'est un achat militant. J'en achèterai de temps en temps!»

La boite au dessin rectangulaire est attrayante, mais le prix élevé pourrait refroidir des consommateurs. «C'est le prix de la cotisation retraite pour les poules!», justifie drôlement Sébastien Neusch. C'est aussi le prix à payer pour obtenir un produit garantie respectueux des animaux.

Un contexte sociétal porteur

Au mois d'août, le scandale sanitaire du Fipronil, qui a conduit au retrait de millions d'oeufs des rayons, a renforcé la méfiance des consommateurs envers les produits de l'industrie agroalimentaire. «Cela nous bénéficie, analyse Sébastien Neusch. Nous-mêmes, par précaution, avons procédé à des tests sur les oeufs de nos éleveurs qui se sont révélés tous négatifs. Ce qui est logique, puisqu'ils n'utilisent aucun pesticide, seulement un produit naturel: la terre de diatomée.»

Un autre signe ne trompe pas. Au printemps, le trio a fait une levée de fonds sur la plateforme KisskissBankBank. Résultat: près de 25 000 euros recoltés, une jolie somme alors que la moyenne des fonds levés se situe autour des 5000 euros. «On est vraiment à la jonction de deux tendances, reprend Sébastien Neusch. Il y a une prise de conscience du public sur la question du bien-être animal, et des consommateurs qui veulent être consomm-acteurs.»

Des questions en suspens

L'objectif est à terme de créer un label «sans souffrance animale» en maitrisant toute la chaine de production. Mais, surtout, de convaincre les éleveurs de garder les poules chez eux car PouleHouse ne pourra s'agrandir éternellement pour accueillir des milliers de gallinacés. Combien de temps les poules vivront-elles réellement? A quel rythme pondront-elles? Beaucoup de questions quant à la pérennité du projet demeurent. Mais, en attendant d'y faire face, les trois startupers auront bientôt 9000 poules à cajoler dans le Limousin.



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