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Logement: un poste plus vert après le départ d’un ministre respecté
information fournie par Le Figaro07/07/2020 à 08:55

Après quasiment trois ans à son poste avec des débuts difficiles, Julien Denormandie cède sa place à Emmanuelle Wargon qui devra appuyer sur la pédale verte.

Julien Denormandie voulait être un ministre de la rénovation plus que de la seule construction, il cède sa place à Emmanuelle Wargon qui devra devenir la ministre de la rénovation énergétique et écologique. C’est ce matin à 11h que se déroule la cérémonie de passation de pouvoir entre ces deux membres du nouveau gouvernement Castex. Avant de devenir ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie est devenu un spécialiste reconnu du Logement.

Cet ingénieur au visage juvénile - il ne fait pas les 40 ans qu’il fêtera en août - est à l’origine totalement étranger à cet univers comme à celui de l’immobilier. Les débuts sont durs. À l’automne 2017, il se fait huer à Strasbourg par le monde HLM, auquel le gouvernement vient d’imposer d’importantes économies financières. Mais «aujourd’hui, c’est un ministre capable de débattre techniquement» , déclare Yannick Borde, président de Procivis, une organisation liée au logement social.

Gagner les arbitrages

De fait, Julien Denormandie a largement gagné le respect du monde du logement pour son travail et sa maîtrise des dossiers. Mais cette image a un pendant moins favorable: le secteur doute régulièrement de sa capacité à peser, en particulier face à Bercy. «Un ministre, c’est aussi une machine à gagner les arbitrages , juge Jacques Chanut, ancien président de la puissante Fédération française du bâtiment (FFB). C’est par là, sûrement, que le bilan paraît moins positif.»

Est-il si maigre? M. Denormandie a tout de même su agir pour réduire finalement de plusieurs centaines de millions d’euros les économies imposées au logement social. Quant aux propriétaires privés, ils ont surtout vu son nom s’ajouter aux multiples dispositifs fiscaux portés par de précédents ministres pour encourager à la location. Après le «Pinel» ou le «Robien», le «Denormandie» a néanmoins sa propre couleur car il vise à encourager la réhabilitation des logements plutôt que la construction. Un dispositif utile mais qui peine encore à trouver son public.

Un rapport pour relancer la rénovation

De son côté l’arrivée d’Emmanuelle Wargon en tant que ministre délégué au Logement est clairement placée sous le signe de la Transition écologique. Elle en était auparavant la secrétaire d’État et elle est désormais rattachée au super-ministère de la Transition écologique (comme les Transports) dirigé par Barbara Pompili. Alors que les dossiers de bonus-malus écologique sont rester en plan et que la rénovation énergétique peine toujours à devenir un phénomène de masse, il va falloir appuyer sur l’accélérateur après la vague verte des élections municipales.

Julien Denormandie et Emmanuelle Wargon avaient d’ailleurs déjà missionné ensemble Philippe Pelletier et Frank Hovorka, directeurs technique et innovation de la Fédération des promoteurs immobiliers pour remettre des propositions de relance pour ces rénovation. L’ancien ministre du Logement reconnaissait aussi que sa prime de rénovation peinait encore à trouver son public. Reste à trouver la bonne méthode pour faire progresser ces dossiers sans se mettre à dos les professionnels ou les propriétaires.

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