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Geev, l'application de dons contre le gaspillage
Le Figaro16/10/2019 à 06:00

FIGARO DEMAIN - L'application Geev veut éviter la poubelle à des objets pas forcément vendables, mais tout à fait réutilisables en réhabilitant le don

«Paquet de croquettes ouvert, mais pas au goût du chien». La petite annonce, publiée sur l'application Geev, trouve un preneur en quelques minutes. Et pour cause: sur Geev, tout est à donner. Forte de 1,5 million d'inscrits, l'application modernise un très vieux marché: celui du don d'objets.

Geev est né il y deux ans d'un constat: sur les sites de vente en ligne entre particuliers, comme Leboncoin, il y a souvent plus d'offres que de demande. Résultat: les vendeurs, s'ils ne parviennent pas à trouver un preneur pour leur objet, ont peu de moyens de s'en débarrasser sans passer par la case poubelle. Un cas de conscience, lorsque les biens en question sont certes obsolètes, mais toujours en bon état. On y trouve ainsi des produits de puériculture, des vêtements d'enfants, ou encore les livres, onéreux à l'achat, d'un étudiant qui a terminé ses études. Parfois, un déménagement pousse un utilisateur à donner précipitamment un meuble trop imposant: canapé, table, étagère...

Autant de bonnes affaires qui ont permis à l'application, via le bouche-à-oreille, de se développer. Depuis quelques mois, elle s'est enrichie d'un onglet consacré aux dons alimentaires, où l'on trouve encore une fois de tout, des pots pour bébés aux fruits d'un jardin qui s'est montré trop généreux.

Un public encore très ciblé

Pour en bénéficier, encore faut-il être rapide. 60 000 personnes se rendent quotidiennement sur l'application. Sur Geev, la situation est par ailleurs inverse à celle des sites de vente en ligne: les preneurs sont plus nombreux que les donneurs. L'équipe derrière cette l'application a donc dû mettre en place un système incitatif pour pousser leurs utilisateurs à faire le vide dans leurs placards.

À chaque don, les utilisateurs de Geev reçoivent donc un «crédit» pour acquérir à leur tour des objets. Le but de cette «gamification» est d'instaurer une dynamique vertueuse qui assure un flux assez constant de nouveaux articles à donner... Ainsi, plus un utilisateur poste (et donne) d'objets, plus il est en mesure d'en récupérer. Le tout sans prérequis de valeur, ce qui a ses vices. Ainsi, il n'est pas rare de voir un utilisateur vendre, séparément des sachets de thé individuels pour faire autant de dons que possible et ainsi gagner des crédits... Ou quand la logique du don est supplantée par l'appât du gain. Pour assurer la gratuité des articles, le modèle économique de l'application repose en outre sur la publicité. «Nos annonceurs sont souvent des entreprises assez engagées qui veulent atteindre notre cible, celle des personnes intéressées par la récup, la réutilisation», complète Hakim Baka, cofondateur de Geev.

L'autre enjeu de l'application est d'élargir son audience. Actuellement, elle est majoritairement jeune (avec un noyau d'utilisateurs entre 25 et 35 ans). Elle est aussi très féminine (60% des utilisateurs environ). «Les femmes sont largement les plus actives, admet Hakim Baka. Ce sont celles qui postent le plus d'annonces, récupèrent le plus d'objets... On voit souvent qu'un compte tenu par une femme vient en réalité chercher sur Geev des produits pour toute la famille. La gestion des flux, entrants et sortants, de la maison, c'est encore une activité assez féminine».

Enfin, l'audience est urbaine, même si elle se déconcentre peu à peu: 45% des utilisateurs résident en Ile-de-France, contre 65% il y a un an. «C'est le signe que notre audience s'harmonise», se réjouit Hakim Baka. Une diffusion bienvenue alors que Français produisent, chacun, 354 kg de déchets par an selon l'Ademe.

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