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Ces réponses citoyennes à l'embargo russe
information fournie par Le Figaro 05/09/2014 à 14:31

Dans quelques pays d'Europe, les consommateurs ont répondu présent à l'appel des agriculteurs pour sauver les fruits défendus par Poutine. Une réponse citoyenne à l'embargo russe mis en place début août.

11,8 milliards d'euros. C'est la somme que représente le marché russe pour l'exportation agroalimentaire européenne. Invoquant parfois le prétexte «sanitaire» comme elle l'a fait pour fermer des restaurants McDonald's, la Russie a restreint en août l'importation des produits agroalimentaires européens.

Mais en attendant des réponses collectives de l'Union Européenne, les citoyens ne sont pas restés les bras ballants. Entre «opérations selfies» de grande envergure et reventes à prix coûtant, chacun y est allé de sa petite idée pour éviter à son secteur agroalimentaire des pertes colossales.

En Pologne, le succès des opérations sur les réseaux sociaux

En Pologne, une pomme sur deux est destinée à la Russie. Avec l'embargo, les pomiculteurs polonais ont donc perdu leur plus gros client. Mais rapidement, un journaliste inspiré a lancé la campagne «Mangez des pommes contre Poutine». L'idée prend: même le cidre polonais, pourtant peu affectionné des locaux, devient un symbole de soutien aux agriculteurs. Du simple citoyen à l'homme politique, tous se prêtent au jeu et publient des photos d'eux en train de croquer des pommes. Sur Twitter, on trouve même la photo d'un chien, quartier de pomme dans la bouche. La «résistance» a également éveillé la créativité des grandes surfaces, qui ont habillé les abribus du slogan suivant: «Jamais le patriotisme n'a été aussi savoureux». Même si le cidre a vu ses intentions d'achat augmenter de 136 %, les ventes de pommes n'ont pas augmenté durablement. Les producteurs ont remercié les consommateurs pour leurs actions, mais ils cherchent dorénavant à atteindre le marché américain pour sauver leurs productions.

Sandi dołącza do akcji #jedzjablka ;) pic.twitter.com/vDvnyyu5fi

— Jacek Pilch (@PilchJacek) 30 Juillet 2014 En Belgique, les patrons mettent la main à la pâte

En Belgique, en revanche, le «patriotisme fruitier» marche du tonnerre. Les «pearfies» - faire un selfie en mangeant une poire - ont inondé Twitter et Facebook.

Mais les Belges n'en sont pas restés là. Des chefs d'entreprise ont décidé d'acheter plusieurs tonnes de poires pour les offrir à leurs clients pendant plusieurs mois. D'autres en ont commandé de grandes quantités pour les revendre à prix coûtant à leurs employés. Des opérations certes marketing pour ces entreprises, mais porteuses d'un effort collectif qui pourrait bien … porter ses fruits. Les ventes de poires ont doublé en Belgique et des magasins se sont même retrouvées à court de stocks.

Embargo russe: La vente de poires a doublé, notamment grâce aux " pearfies " #ShareAPear http://t.co/JGNZrsnh2Q http://t.co/OEe6gnjKMu

— Metro Belgique (@metrobelgique) 12 Août 2014 La France est à la traîne tandis que les Pays-Bas innovent

En France aussi, les producteurs de pommes ont appelé à la consommation citoyenne. «J'appelle les Français à faire la même chose que les Polonais: contre l'embargo russe, croquez la pomme, faites-en des selfies et militez pour la paix commerciale», a demandé le président de l'Association nationale Pommes Poires. Mais la campagne #AnosFruitsetLegumesCitoyens n'a pas vraiment vu le jour, malgré un tweet de Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture.

Pour soutenir la filière face à l'#embargo #russe faites un selfie et partagez avec #anosFruitsetLegumesCitoyens pic.twitter.com/D9CrrWhW1j

— UNFD (@Monprimeur) 1 Septembre 2014

Les Pays-Bas, troisièmes exportateurs agroalimentaire mondial, ont en revanche eu plus de succès dans leur combat. Les écoles, crèches et cafés néerlandais héritent régulièrement des invendus des agriculteurs. Dernièrement, les producteurs prévoient de vendre leurs productions aux banques alimentaires. Celles-ci ont officiellement demandé à chaque citoyen un don de 10 euros, qui servira à racheter les fruits restants.

La dernière initiative néerlandaise en date est plus spectaculaire: elle rappelle les festivités de la Tomatina espagnole. A Amsterdam, ceux qui accepteront de payer 15 euros pourront participer à une bataille de tomates géante pour protester contre la mesure autoritaire de Poutine. Les 15 euros serviront à acheter les 10 tonnes de tomates - exclusivement déclarées non consommables- et à nettoyer l'endroit après la manifestation.

2 commentaires

  • 05 septembre 16:08

    a quand le boycott des banques américaine ?


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