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Cantines scolaires : l'inflation et la hausse des prix risquent-elles d'impacter les ménages ?
information fournie par Boursorama avec Newsgene24/08/2022 à 10:56

Les entreprises privées de restauration demandent à être payées plus que ce que les contrats avec les collectivités prévoient à la base. (Photo d'illustration) (Katrina_S / Pixabay)

Les entreprises privées de restauration demandent à être payées plus que ce que les contrats avec les collectivités prévoient à la base. (Photo d'illustration) (Katrina_S / Pixabay)

L'inflation qui a provoqué une hausse généralisée des prix en France risque également d'avoir un impact sur le tarif des repas dans les cantines scolaires. Les acteurs privés demandent un effort financier aux collectivités, qui réfléchissent de leur côté aux manières d'éviter une répercussion de ces hausses sur le portefeuille des ménages à la rentrée.

L'inflation va toucher les cantines scolaires. Dès la rentrée, du fait des hausses des prix alimentaires et de l'énergie, le coût des repas va grimper et peser sur les budgets des collectivités locales et des parents d'élèves. Les familles risquent ainsi d'avoir « de fort mauvaises surprises » au 1er septembre, selon l'association de consommateurs Confédération syndicale des familles (CSF).

Des coûts plus élevés pour les entreprises

Dans son étude annuelle sur le coût de la rentrée scolaire, la CSF relevait mi-août que les tarifs des repas pour l'année à venir n'étaient pas encore connus dans de nombreuses communes mais qu'une hausse était possible en septembre ou janvier. Les entreprises privées de restauration collective, qui gèrent 40 % des cantines, tirent la sonnette d'alarme depuis plusieurs mois.

« L'inflation actuelle dépasse ce qui était prévisible » , explique Esther Kalonji, déléguée générale du SNRC, le syndicat national de la restauration collective. Les contrats en vigueur « ne suffisent plus pour prendre en compte l'augmentation du coût des matières premières, des salaires, mais aussi de l'énergie » selon elle.

Les professionnels demandent donc aux collectivités de payer au moins 7 % plus cher les prestations fournies. Selon le SNRC, les collectivités ont jusque-là accepté environ 4 % d'augmentation en moyenne. Quel impact cela aura-t-il sur les ménages, dont le pouvoir d'achat est depuis des mois la première préoccupation? « L'idée n'est pas de voir s'alourdir la facture des familles » , affirme Esther Kalonji.

Des hausses de prix encaissées par les communes ?

La hausse des prix sur lesquelles s'accorderont, au cas par cas, collectivités et prestataires « n'entraînera pas systématiquement un coût supérieur à la rentrée » selon la CSF. En effet, une éventuelle augmentation en bout de chaîne se fera sur décision des mairies pour les écoles maternelles et primaires, des départements pour les collèges, et des régions pour les lycées.

Certaines collectivités comme Libourne (Gironde) ou Dunkerque (Nord) ont déjà décidé de prendre en charge la totalité de la hausse tarifaire. Mais au regard du nombre d'augmentations de prix auquel font face les communes, celle du prix des repas de cantine apparaît parfois moins sensible.

Garder des repas de qualité

La tarification sociale des repas, en vigueur dans environ la moitié des communes, pourrait permettre de protéger les ménages aux plus petits budgets. Les collectivités peuvent en outre choisir de ne faire peser des hausses de tarifs que sur les parents aux revenus les plus élevés, d'augmenter les impôts locaux dans leur ensemble, ou de baisser les dépenses publiques.

Une des priorités pour tous les acteurs est de conserver des repas qualitatifs pour les enfants. « Nos demandes ne doivent pas se faire au détriment de la qualité des menus » , confirme Esther Kalonji. La loi Egalim de 2018 a fixé aux cantines publiques l'objectif de servir au moins 50 % de produits dits durables ou de qualité, dont 20 % issus de l'agriculture biologique.

2 commentaires

  • 27 août13:52

    L'inflation est due aux décisions suicidaires prises par macron


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