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Covid-19: le BTP réclame une aide de 8 milliards d’euros au gouvernement
information fournie par Le Figaro05/06/2020 à 10:31

Le secteur juge «insupportable» le coût lié aux mesures sanitaires qu’il estime à 11 milliards d’euros dont 8 à sa charge.

Bien que la plupart des chantiers aient repris, la colère gronde à nouveau dans le BTP. La Fédération française du bâtiment (FFB) estime que le surcoût lié aux mesures sanitaires est « insupportable pour les entreprises et les artisans tant en marchés publics qu’en marchés privés ». Le secteur estime le coût total à 11 milliards d’euros dont 8 milliards qui seraient à sa seule charge, selon un document cité par BFM Business.

Un montant que la FFB réclame au gouvernement. « Nous nous sommes mis d’accord (avec le secteur) pour déterminer, projet après projet, qui prend en charge ces surcoûts , explique Julien Denormandie, ministre chargé de la Ville et du logement. Quand le maître d’ouvrage est public, j’ai donné instruction pour que le surcoût soit réparti et ne soit pas supporté par un seul acteur ».

Mais, dans le cas où le chantier est privé, la FFB pointe du doigt l’attitude de certains promoteurs qui refusent de répartir équitablement les surcoûts. « Sur le terrain, il y a une intelligence collective entre le promoteur, le maître d’ouvrage, l’opérateur et le constructeur qui fait que, dans beaucoup de cas, on arrive à trouver des solutions », affirme le ministre. Mardi dernier, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des finances, a annoncé que le gouvernement envisageait de prendre en charge ces surcoûts, dans le projet de loi de finances rectificative qui sera présenté la semaine prochaine en Conseil des ministres.

À fin mai, 83% des chantiers ont repris, selon Julien Denormandie (contre 50% il y a dix jours) qui reconnaît des difficultés dans la reprise des chantiers de petites tailles. « Il faut faire rebosser (sic) les artisans et leur faire confiance! », martèle le ministre. Pour faciliter leur redémarrage, plusieurs députés viennent de déposer une proposition de loi visant à baisser le taux de TVA de 10% à 5,5% pour les travaux d’entretien, d’amélioration et de réhabilitation des logements. Un taux qui a été en vigueur entre 1999 et 2012.

Aujourd’hui, seuls les travaux de rénovation énergétique sont éligibles à ce taux réduit. « Cette mesure aurait une action bénéfique sur l’emploi, sur la baisse du travail illégal et aussi un effet de simplification administrative évident» , argumentent les députés. Conséquence: les nouvelles recettes fiscales « générées par un surcroît d’activité et la réintégration d’une grande partie des travaux non déclarés » permettraient de réduire voire de compenser le coût de cette mesure. Une proposition saluée par les représentants des propriétaires.

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